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    November 10

    Safi: Extension de la résidence universitaire

    · La capacité de Dar Attaliba portée à 120 pensionnaires

    · Coût du projet: plus de trois millions de DH


    Après juste une année d’activité, la résidence universitaire Dar Attaliba de Safi se prépare à tripler sa capacité d’accueil en passant de 40 pensionnaires actuellement à 120, à l’orée de la rentrée universitaire 2010. Cette structure d’accueil est un bon exemple d’intégrations verticale et horizontale des potentialités locales largo sensu.
    Elle confirme, si besoin est, que la dynamique catalysée par l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) non seulement est positive mais qu’elle est aussi fructueuse en termes de capitalisation des énergies et réduction des entraves pour mener à bien les projets de solidarité.
    L’idée a commencé à germer au sein de l’association «Pour une université à Safi», composée d’intellectuels actifs sur le terrain social.
    Au bout de quelques années d’actions tout d’abord culturelles, telle l’organisation du concours de nouvelles (en arabe, français et amazigh) intitulé «Les Auteurs inaperçus du Maghreb», il s’est avéré, en côtoyant les étudiants des nouvelles structures de l’enseignement supérieur à Safi -à savoir la Faculté polydisciplinaire, l’Ecole nationale des sciences appliquées (ENSA) en sus de l’Ecole supérieure de technologie (EST) plus ancienne- que des difficultés matérielles et logistiques rendaient la poursuite des curricula universitaires ardue, voire une barrière infranchissable pour certains.
    Partant de ce constat, le tissu associatif a établi une typologie des étudiants les plus exposés et les plus vulnérables. Résultat, pour remédier à cette situation déplorable, il convenait de prendre en charge prioritairement les filles issues des zones rurales, de familles économiquement faibles, et surtout ayant un bon potentiel pour poursuivre leurs études.
    Grâce à l’implication du département en charge de l’Education nationale, avec l’Académie Doukkala-Abda et la Délégation de Safi, une annexe d’école vide sise à Sidi Bouzid a été choisie pour abriter le projet piloté par l’INDH et ladite association.
    Ainsi, 5 classes ont été réaménagées en dortoirs équipés d’un coin cuisine avec gazinière, réfrigérateur, ustensiles…, d’une buanderie, et d’un salon avec télévision…
    Depuis novembre 2008, la résidence est opérationnelle grâce aux aides du Conseil régional Doukkala-Abda, du Conseil provincial de Safi et de la municipalité de la ville, sans oublier les apports de quelques mécènes qui ont participé pour équiper des locaux, initier des animations…

    Vivre en autogérance

    Une commission ad hoc a choisi 40 étudiantes, qui répondent aux 3 critères cités plus haut et donnent entière satisfaction quant à leur parcours estudiantin. Elles vivent en communauté et en auto-gérance sous la tutelle d’un Conseil de gestion (loi 14-05) et d’une administration indépendante.
    Alors que les dirigeants de Dar Attaliba étaient en train de tout mettre en place pour être conformes aux exigences de la nouvelle loi sur les Etablissements de protection Sociale (EPS), un mécène associatif de Casablanca qui était de passage a eu l’occasion de visiter la structure. Coup de foudre… et proposition d’un concours financier!
    Quelques mois plus tard, une seconde Convention multipartite a été signée cette fois-ci par la délégation du ministère de l’Education nationale de Safi, les Associations «Pour une université à Safi» et l’Association marocaine d’aide à l’enfant et à la famille (Amaef). Objectif: construire un nouveau pavillon d’une capacité d’accueil de 80 pensionnaires et dans de très bonnes conditions.
    Ainsi, après juste une année d’activité, Dar Attaliba de Safi se prépare à tripler sa capacité d’accueil. Ceci n’est point un luxe, puisqu’à la rentrée 2009-2010 il y avait quasiment une centaine de demandes d’accès en souffrance pour cause de manque de places.
    Le coût total de ce projet d’extension est estimé à plus de 3 millions de DH. Et, les autorisations sont en phase de signature auprès de l’Agence urbaine, du Conseil municipal et de la Protection civile…
    Les initiateurs de ce projet espèrent pouvoir récupérer quelques membres de personnels des communes pour le gardiennage, jardinage… Un accord de principe avait déjà été signé, en ce sens, le 8 juillet 2008, avec l’ex-président du Conseil, mais il n’a jamais été mis à exécution...

    leconomiste.com

    November 04

    La forteresse d'Ayir dans " safi et ses régions " de son auteur Med Ben Ahmed ELKANOUNI Laabdi

    L’ouvrage "Safi  et ses régions" intitulé en arabe  {ASFI WA MA ILAYH KADIMAN WA HADITAN} de l’historien safiot  Med Ben Ahmed ELKANOUNI LAABDI consacre à Ayir  notamment son histoire et son état lors de la présence portugaise quelques lignes qui présentent  la région et sa situation  de jadis.  L’auteur de "Safi  et ses régions" est originaire de la tribu WLED ZID qui avoisine  la région côtière d’Ayir,  laquelle tribu est fameuse pour son hostilité vis-à-vis du despotisme du Caid de la région d’Abda Aissa Ben Omar. Les crispations au niveau des relations entre le Caid et la tribu WLED ZID trouvent  ses manifestations entre autres  dans  les chants (l’appel) de  Hada ELGHIYATYA dite Kharboucha, fière d’être née à  WLED ZID comme en témoigne ses chants. Par le biais de ceux-ci Kharboucha protestait contre l’autorité abusive du Caïd ce qui lui a valu en fin de compte sa vie.

    L’auteur de l’ouvrage  s’est intéressé de surcroît à la littérature et à la vulgarisation religieuse  faite pendant son séjour à Safi au mausolée  de Med Abou Salah.

    Les portugais et Safi  

    Au IX siècle de l’ère musulmane et   à l’ébauche de l’état des Wattassides la situation du Maroc  connaissait une détérioration qui a touché foncièrement tous les secteurs de la vie, ce qui a permis aux Portugais de coloniser et exploiter la plupart de ses côtes vu les ressources qui s’y trouvaient et la proximité de la mer. Safi, en outre, subissait le même sort que les autres villes  du royaume à tel point que la ville de la sardine connaissait ce qu’appelle Med Ben Ahmed ELKANOUNI LAABDI le trépas  moral. Les partis n’ont pas pu mener à bien le bateau de la politique de Safi ; chose qui trouvait ses expressions dans les relations conflictuelles reliant les partis qui constituaient  la scène politique de l’époque. Par conséquent, Safi  tombait dans le piège de la colonisation portugaise après de longues et dures guerres   à partir de 910 de l’ère musulmane. Des monuments tels que le château de mer, la cathédrale, la forteresse d’Ayir sont des témoins de cette période chaude de l’histoire de Safi. L’arrivée des Saadiens au pouvoir mettait fin à la présence portugaise à Safi et ses régions. En effet, après des guerres ardues (947 et/ou 948   de l’ère musulmane), le scénario de la colonisation portugaise n’était  que de mauvaises réminiscences. Les Saadiens ont également pu donner à la forteresse d’Ayir sa lettre d’affranchissement  grâce à l’intervention décisive du Chérif  Abou Med Abdellah Saâdi en 1517 de l’ère chrétienne. La forteresse d’Eloualidia était, à son tour, restaurée après le déclin des portugais  par Eloualid Abou Zaidan Saâdi (le nom à partir duquel l’appellation Eloualidia tire son identité).

    La région  d’Ayir.

    La commune d’Ayir est sise au nord de la ville de Safi, elle est délimitée par les communes de  Badouza (du nord), et d’Eloualidia (du sud). Ayir s’étend sur une superficie de 321 km2, quant aux habitants de la région, ils font dans l’ensemble 24,176 habitants (recensement 2004). La plupart des travaux exercés à l’enceinte  d’Ayir sont l’agriculture et l’élevage des bétails.

    La forteresse d’Ayir.

    Comme elle est présentée dans l’ouvrage historique déjà cité, la forteresse d’Ayir est une garde maritime islamique qui se situe au nord de la ville de Safi. Voisine de la mer atlantique, la  forteresse contient deux portes ; la première  donne sur la mer et la deuxième s’ouvre sur le sens inverse. Les deux portes se distinguent par la présence de deux  grands tours à leurs dessus. La seconde porte donne aussi sur une mosquée antique qui garantit sa pérennité grâce à ses  douze piliers. Sur la porte de la mosquée on a écrit  l’expression suivante : "cette porte a été ouverte depuis 1200 de l’ère musulmane". La mosquée se compose également d’une école constituée de plusieurs chambres chose qui attestent la valeur donnée à la religion,  la science et au coran par les habitants d’Ayir à cette période.

    Med Ben Ahmed ELKANOUNI LAABDI ajoute que la date de l’édification de cette forteresse est inconnue, nonobstant il est communément admis qu’elle était présente pendant le IIX siècle de l’ère musulmane. On l’appelait à l’époque "Cap d’Ayir", la forteresse d’Ayir n’a pas raté d’assujettir au colonialisme portugais, néanmoins les troupes d’intervention menées par le  Chérif Abou Med Abdellah Saâdi en 1517 de l’ère chrétienne ont obligé les portugais de  partir. L’incident de l’explosion d’un baril d’amorce  a plaidé en faveur d’Abou Med Abdellah Saâdi ce qui a causé la destruction de quelques murs et facilité la tâche aux intervenants.

    La forteresse d’Ayir est habitée par des hommes venant de Sanhaja connus par le respect qu’on leur a accordé les rois de l’Islam pour leur surveillance de la mer. De nos jours la  forteresse d’Ayir a besoin d’une restauration immédiate qui peut et  assurer sa pérennité et sauvegarder la mémoire collective des Ayiriens.

     

    November 03

    Visite du cimetière juif de Safi

    Safi le 25 Oct. 2009 

     Chers compatriotes

     Le dimanche 25 Oct. J’ai visité le cimetière de Safi en compagnie de M. Sebag Jacques de Casablanca.

    Chaque passage dans cet endroit, je découvre des tombeaux encore plus anciens, plus impressionnants, qui peuvent parler et raconter l’histoire d’une communauté hors du commun.

     Ce fut un plaisir de constater que certaines besognes commencent à bouger dans le bon sens surtout au niveau du gardiennage qui est entré dans une phase de normalité et a cessé l’abandon.  La communauté Israelite de Safi, sous la houlette de son Président M. Haim Ohana a entrepris les travaux de récupérations et de restaurations des sépultures. La plupart sont réparées, renforcées, reconstruites, bien que sommairement, mais c’était cela le but. Aux familles des défunts de restaurer selon leurs désir et leur moyen.

    Il y a encore, la partie basse, ou était jadis, l’entrée principale par la Medina à récupérer et stabiliser a cause des glissements de terrain et qui n’a pas été touchée. La, nous avons les plus vieux tombeaux.

    Je profite, ici pour envoyer une Grandea M. Ohana pour cette action et nous le remercions de tout cœur, ainsi que les autorités locales sous le commandement de, Son Excellence M. Le Wali de la Province de Safi.

    Le débroussaillement du cimetière a démarré et la récupération de débris de tombes presque achevée, à revoir pour la prochaine visite.

    C’est un bon départ, mais le plus important reste à venir, la vente du terrain s’attarde pour des raisons incompréhensibles entre la Communauté de Safi et la Communauté du Maroc. Sans cette vente, M. Ohana ne pourra pas effectuer les travaux de restaurations, d’informatique et de sécurisation du cimetière.

     Chers amis, grâce à vous et tant d’autres, nous avons arrêtés la saignée et maintenant il reste à reconstruire ce lieu de mémoire si cher aux Safiots.

     Soly Azran



    October 25

    Didactique-Action contre l’échec scolaire

                    Le Professeur Mohamed AKKAR, enseignant-chercheur à l’Université Sciences et Technologies de Bordeaux, ancien Professeur de Mathématiques à la Faculté des Sciences de Rabat et Directeur de la Formation des Cadres au Ministère de l’Education Nationale, a prononcé une conférence au C.P.R. Mohammed V de Safi le jeudi 15 Octobre devant les formateurs du C.P.R. et leur Directeur, des professeurs universitaires et d’enseignement secondaire. Ont également assisté à cette conférence quelques inspecteurs de Mathématiques, les chefs d’établissement et le Délégué Provincial du M.E.N.

                   Cette conférence prononcée par le professeur safiot Mohamed Akkar, traite de l’épineux problème de l’échec scolaire qui laisse sur le bord de la route, exclus de l’éducation et la formation, un nombre élevé d’élèves et ce, dans tous les pays, surtout ceux qui sont en voie de développement en général et les pays africains en particulier. Mais de nombreux pays développés comme la France, l’Espagne ou la Belgique, nous affirme le conférencier, sont également touchés par cet échec. Dès le début de la conférence Mohamed Akkar pose la problématique de ce mal du siècle et se demande si « cette situation de mal-être des élèves résulte-t-elle des méthodes d’évaluation qui ont tendance à souligner la faiblesse d’un élève et ses échecs bien plus qu’à relever les progrès accomplis et les compétences et apprentissages acquis ? Est-ce le système d’apprentissage qui décourage certains, est-ce la sélection à outrance  et les classements permanents ? ».Il pose aussi la question de remédiation : il se demande comment renforcer la confiance des élèves, comment les aider à tirer profit de leurs aptitudes et à aimer travailler pour réussir leurs études. « Peut-on envisager une nouvelle façon de travailler qui soit profitable au plus grand nombre et remettre en cause la situation désastreuse des élèves en situation d’échec voire de naufrage ? » interroge-t-il. Il rappelle, non sans humour le propos d’un pédagogue québécois : «  une manière infaillible d’identifier les bons nageurs, c’est d’organiser un naufrage» pour illustrer l’abus de sélection qui a cours dans de nombreux systèmes éducatifs dont le nôtre.
                      Au cours de sa conférence le professeur Akkar propose à la salle une discussion qui consiste à réfléchir et échanger sur des méthodes connues ou à inventer et des activités d’apprentissage qui auraient comme objectif de :
    - Diminuer les situations d’échec scolaire ou de formation
    - Améliorer la relation entre l’enseignant et ses élèves (tendre vers une relation de confiance réciproque)
    - Amener l’élève à éprouver du plaisir dans son apprentissage et travailler convenablement pour y parvenir.
                      Il fait constater tout d’abord qu’au Maroc, en France et dans d’autres pays (Espagne, Belgique, Tunisie, Afrique Noire, Amérique Centrale…) de l’enseignement primaire au Supérieur (surtout dans les universités et moins dans les grandes écoles), quand on évalue le travail des élèves ou des étudiants, il y a en général trois types de notes : des bonnes, des moyennes et des mauvaises avec à peu près la même proportion (1/3,1/3,1/3). Le constat (banal) est que dans notre manière d’évaluer il y a une constante : la proportion des mauvaises notes. C’est ce que son collègue et ami le professeur Antibi, Directeur de l’Institut de Recherches sur l’Enseignement des Mathématiques de l’Université Paul Sabatier de Toulouse appelle « la constante macabre ». Il explique aussi que bien que cette constante soit présente assez souvent, elle n’a aucune justification scientifique.
                    Il signale aussi que la constante macabre existe dans les pays précités alors qu’elle est inconnue dans les pays scandinaves, en Amérique du Nord ou en Grande Bretagne. Une des raisons est que dans ces pays, au lieu que le processus d’évaluation classique soit comme au Maroc et en France destiné davantage à classer les élèves, il évalue plutôt  leurs connaissances et leurs acquis. Il ajoute que ce phénomène n’existe pas par chance dans l’enseignement professionnel et technique et que  cela provient du fait que les objectifs de ce type d’enseignement sont clairs et s’expriment sous forme de prestations techniques. Il en est de même de certaines disciplines comme l’éducation physique et presque toutes les disciplines artistiques. C’est aussi le cas des grandes écoles car la sélection y a déjà été opérée.
                      Le conférencier explique en détail les causes de l’existence de cette constante : « la raison essentielle est que la société fait jouer au système éducatif un rôle de sélection. Ensuite de façon inconsciente et routinière les enseignants, surtout de certaines matières considérées comme importantes, sont victimes de cette tradition des 3 tiers qui s’est installée et chacun de nous s’est adapté à ce contrat implicite ». Même dans les CPGE (classes préparatoires) où les élèves sont recrutés parmi les mentions TB et B, assez rapidement les contrôles où des notes oscillent entre 2 et 6 sur 20 poussent d’ex-bons élèves à se décourager voire à abandonner. Il y a d’autres causes qui proviennent essentiellement de notre pratique d’enseignant au moment de la préparation des contrôles que nous voulons souvent difficiles ou destinés aux meilleurs de la classe.
                   Ce qui est malheureux c’est que les conséquences de ces pratiques découragent des élèves et  empêchent tout effort et tout progrès, cela les rend malheureux et le plaisir d’apprendre disparaît. De simples contrôles de connaissances deviennent entraînement à des concours de classement. L’élève perd toute confiance en lui-même et en l’école et l’estime de soi. Il n’aime plus y aller car c’est une réelle corvée. Tout travail de préparation  ou toute étude devient pénible et douloureux et devient inutile puisque cela ne sert à rien ou presque. Ce qui explique la masse invraisemblable de cours de soutien et d’heures supplémentaires en dehors des établissements pour garder le niveau.
        Alors quelle est la solution à ce problème désastreux de l’échec scolaire. M. Akkar pose naturellement le problème de l’action à mener. Que peut-on proposer pour agir et limiter si ce n’est faire disparaître cette constante ? Certes c’est une tâche difficile mais  à son on avis deux actions importantes doivent être menées :
    Redonner à l’enseignant son vrai rôle de formateur
    Et pour encourager l’élève, le motiver et lui donner l’envie et le goût du travail et surtout le convaincre qu’il est tout à fait capable de progresser il faut trouver une évaluation adaptée à l’anéantissement de la constante macabre.
    Il expose ensuite dans le détail la solution adoptée par de nombreux enseignants en France : c’est ce qu’il appelle l’EPCC (évaluation par contrat de confiance). Ce système est simple, dit-il, à mettre en œuvre quand on est sensibilisé au problème et ne demande aucun moyen supplémentaire sauf la bonne volonté de l’enseignant. Cette méthode d’évaluation est fondée sur le principe de base suivant : mettre l’élève en confiance, encourager et récompenser son travail en mettant en valeur ses progrès et ses efforts. L’EPCC comptabilise le progrès accompli et ne s’acharne pas à relever tout ce qui ne va pas. Il donne ensuite le schéma de l’EPCC : tout contrôle comprend 5 questions ou exercices, les 4 premières questions déjà traitées en classe sur 16 points sur 20 et un exercice ne figurant pas sur la liste noté sur 4 points. On peut aussi donner 3 exercices déjà traités sur 12 points, un exercice analogue à l’un de la liste sur 4 et enfin un exercice nouveau sur 4. On peut ajouter une question hors barème pour les plus forts. Ceci répondra à l’hétérogénéité des classes précise-t-il.
                  Comme la conférence a lieu dans le CPR, établissement de formation des professeurs de collège, M. Akkar s’est rappelé qu’il a été le Directeur de la formation des Cadres au M.E.N. pendant plusieurs années quand il avait la charge des CFI, des CPR, des ENS et du centre de Formation des Inspecteurs et des agrégés et s’est demandé : « Que peut-on faire au niveau de la formation des enseignants ? » Il commence d’abord par énumérer tout ce qui existe déjà dans la formation initiale du CPR, ensuite il ajoute qu’il faut absolument :
    Attirer l’attention des futurs enseignants sur l’existence de la constante macabre, de ses causes et de ses néfastes conséquences et sur les pièges à éviter.
                 Leur apprendre à préparer des devoirs et des contrôles, des tests et des textes d’examen, à les rédiger et à bien les doser à partir d’objectifs précis ainsi qu’à établir un barème.
                 Leur apprendre à distinguer clairement les activités d’apprentissage et celles d’évaluation.
    Les initier à la correction écrite et orale des devoirs, à l’analyse des erreurs et à la façon de les exploiter (statut de l’erreur) et les former dans le domaine de l’évaluation et leur faire pratiquer plusieurs activités ou méthodes d’évaluation.
       
                La conclusion de la conférence se fait sur une note pleine d’espérance et se veut conciliante : « Malgré tout ce que j’ai dit sur les inconvénients de l’évaluation classique et la course aux classements, c’est-à-dire le découragement de beaucoup d’élèves qui se retrouvent en  difficulté scolaire, ces pratiques de sélection ont des avantages non négligeables comme l’émulation nécessaire au progrès et à l’élévation du niveau des élèves ; cela donne aussi le goût du travail et de la compétition. Si dans un cas on ne veut pas sacrifier les plus fragiles, dans l’autre il ne faut pas laisser tomber les plus méritants en disant que c’est moins grave, ils sont intelligents, ils vont se débrouiller tout seuls. Le problème n’est pas si simple. Il faut doser par alternance les activités pour les uns et les autres. Il faut être vigilant et essayer de répondre aux besoins de tous pour amener toute la classe au succès et permettre à chacun de se sentir bien heureux d’apprendre et de travailler. Il y aura toujours des évaluations plus ou moins satisfaisantes. C’est notre défi quotidien qui rend notre mission difficile.

    Safi le 15 Octobre 2009. CPR Mohamed V de Safi.
                            RIVAGES2SAFI

    October 11

    Deuxième édition du Salon du Cheval d'El Jadida

    Les arts questres à l'honneur Des expositions, des conférences, des championnats de race, des spectacles et de la fantasia
    Du 21 au 26 octobre 2009, le cheval tient son salon au Maroc, sur l'hippodrome Princesse Lalla Malika. Ainsi, durant six jours, toutes les facettes de l'utilisation du cheval seront présentées à travers des expositions, des conférences, des championnats de race, des spectacles et de la Tbourida (fantasia).Nejdi
    Selliers, maréchaux-ferrants, fabricants de fusil de la Tbourida, artistes-peintres, entreprises commerciales spécialisées dans l'alimentation animale ou les médicaments vétérinaires, etc. seront présents pour la deuxième édition du Salon du Cheval d'El Jadida.

    La région Doukkala-Abda aura encore l'insigne honneur d'abriter la deuxième édition du Salon du Cheval. Cette grande région recèle d'importantes richesses historiques, culturelles, agricoles et industrielles, dont un précieux patrimoine équin. L'infrastructure hippique, qu'il s'agisse du haras régional ou de l'hippodrome ainsi que le célébrissime moussem de Moulay Abdallah Amghar qui rassemble tous les ans plus de 1000 cavaliers de différentes régions du Royaume, traduisent l'importance de la région en termes d'élevage et de qualité des chevaux. Dans ce contexte, les membres de l'Association du salon du cheval d'El Jadida se sont mobilisés, depuis des mois, pour apporter à cet évènement tout l'éclat qu'il mérite. Plusieurs visites ont été effectuées à l'étranger pour l'échange d'expérience et la promotion du cheval de race barbe qui fait partie intégrante du patrimoine culturel.
    Ainsi, la capitale des Doukkala s'apprête à accueillir ses visiteurs et vivre du 21 au 26 octobre au rythme du cheval. L'espace consacré à ce Salon, qui s'étend sur une superficie de 9 hectares dont 20.800 m2 carrés couverts au lieu des 13.000 m2 l'année dernière, sera équipé de toutes les installations nécessaires dressées sur l'hippodrome Princesse Lalla Malika.

    Plus de 50 exposants professionnels publics et privés sont attendus ainsi que 150.000 visiteurs, en provenance de toutes les régions du Maroc et du monde entier. Les spectacles et les programmes d'animation seront renforcés et diversifiés. De même, des tournois internationaux sont prévus. Au programme, sauts d'obstacles, endurance, voltige, des spectacles équestres de haut niveau, un tournoi international de polo, un espace pour la vente aux enchères des chevaux, les finales des championnats nationaux de modèles et d'allures pour les races de chevaux barbes, arabes barbes, pur-sang arabes et anglo-arabes, et des démonstrations de hautes écoles seront présentées par des institutions de renommée internationale…

    La 2e édition, qui fait du pôle Tbourida l'une des cartes maîtresses à jouer, dédie un grand espace exclusivement aux arts équestres traditionnels marocains. Les 16 régions du Maroc seront chacune représentées par une «sorba» et participeront quotidiennement à des exhibitions de haut niveau.

    Plusieurs conférences scientifiques, portant sur les thèmes ayant trait à la gestion du cheval barbe au Maroc, la conduite des élevages équins, la génétique et cytogénétique chez le cheval et la reproduction chez la jument, seront organisés lors de cette grande manifestation. Le pôle découvertes s'organise pour sa part autour d'une cinémathèque pour la projection de films et de documentaires sur le cheval, d'un espace multimédia avec des consoles de jeux mises à la disposition des jeunes visiteurs, d'ateliers de démonstrations ludiques de maréchalerie et de sellerie et d'un espace récréatif où les enfants pourront se divertir et s'initier à l'équitation sur poney. Et si la dimension culturelle est évidente, la dimension socio-économique est non moins importante.

    Selliers, maréchaux-ferrants, fabricants de fusils de Tbourida… sont autant d'artisans, garants d'un savoir-faire du patrimoine équin à sauvegarder et à encourager. Dans le même temps, l'espace "exposants" présentera les équipements et les harnachements des chevaux, les effets des cavaliers, les produits vétérinaires, le tourisme équestre, l'alimentation du cheval ou encore l'artisanat équestre.

    Pendant six jours donc, la population jdidie et ses invités venant des quatre coins du monde auront le plaisir de vivre et de découvrir les facettes du cheval dans toute sa splendeur. Qu'ils soient pur-sang arabe, barbe, anglo-arabe…, tous les chevaux seront à l'honneur lors de cet événement grandiose.

    D'autre part, toutes les mesures nécessaires ont été prises pour remédier aux points noirs constatés lors de la première édition qui, malgré tout, n'a pas manqué d'être un succès, de l'avis des professionnels. D'importantes retouches ont été apportées au plan de circulation des véhicules et leur stationnement pour toute la durée du salon.

    Le nombre des entrées des visiteurs sera augmenté et les parkings seront renforcés. L'objectif espéré selon les autorités compétentes est d'éviter les embouteillages et les bouchons monstres qui ont prévalu au cours de l'année dernière. En conclusion, le Salon du Cheval d'El Jadida est ainsi appelé à devenir très vite une vitrine nationale du patrimoine équin qui rayonnera au niveau international.
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    La dimension culturelle du cheval

    « Le cheval fait partie de l'histoire et de la culture du Maroc. Les cavaliers émérites du Royaume ont de tout temps honoré le cheval, dont la présence dans la région du Grand Maghreb, remonte à plus de 3000 ans.
    Mais si la dimension culturelle du cheval dans notre société est évidente, la dimension socio-économique est non moins importante.
    Et c'est justement pour mettre en évidence ces dimensions qu'en application des Hautes instructions royales, la deuxième édition du Salon du Cheval d'El Jadida se tiendra du 21 au 26 Octobre 2009 à l'hippodrome Princesse Lalla Malika. Pendant six jours, toutes les facettes de l'utilisation du cheval seront présentées à travers des expositions, des conférences, des championnats de race, des spectacles, et de la Tbourida.

    Selliers, maréchants ferrants, fabricants de fusil de la Tbourida, artistes-peintres, entreprises commerciales spécialisées dans l'alimentation animale, les médicaments vétérinaires, etc. tous seront présents dans cette deuxième édition. De même que l'ouverture à l'international verra la participation de nombreux pays arabes et européens. Elle fera de ce salon une vitrine nationale et internationale du patrimoine équestre du Royaume et dégagera les pistes de son renforcement. Tel est l'objectif de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu le Glorifie.».
    October 08

    Safi: Rencontre d'information et de sensibilisation avec les présidents des collectivités locale

    Une rencontre d'information et de sensibilisation avec les présidents des collectivités locales relevant de la province de Safi a été consacrée, mardi, à l'examen des contraintes de la gestion administrative et financière de ces collectivités et la proposition de solutions pratiques inspirées de la Charte communale et fondées sur la bonne gestion de la chose locale.

    S'exprimant à cette occasion, le Wali de la région Doukkala-Abda, gouverneur de Safi, M. Larbi Sebbari Hassani a rappelé le bilan des projets réalisés ces dernières années dans les communes urbaines et rurales de Safi, particulièrement dans le cadre de l'Initiative nationale pour le Développement Humain (INDH).

    Le Wali a évoqué, par ailleurs, les amendements apportés par la Charte communale et visant à mettre en application le principe du partenariat entre les communes et la société civile pour la réalisation de ces projets.

    Il a appelé, à cet égard, les collectivités locales à accorder un intérêt particulier aux dimensions économique et sociale dans la préparation de leurs budgets, en lançant de grands chantiers et en mettant en œuvre la politique de proximité, de suivi et d'évaluation.

    Pour sa part, le chef de la Division des Affaires rurales à la province de Safi a présenté un exposé exhaustif qui a porté notamment sur les plus importants amendements apportés par la Charte communale et le Dahir relatif à l'organisation des finances des collectivités locales et de leurs groupements.

    Il a rappelé, dans ce cadre, les amendements relatifs à la suppression du rapporteur du budget et de son adjoint des organes auxiliaires du conseil et à l'ajout d'une quatrième commission permanente aux conseils dont le nombre des membres dépasse 35.

    Il a également mis l'accent sur la nécessité d'adopter le plan communal de développement et de supprimer le visa des services du ministère des Finances sur le budget et les documents y afférents.

    Le responsable a évoqué en outre les problèmes que rencontrent les communes de la province dans la gestion de leurs affaires, citant à cet égard l'incapacité de certaines d'entre elles à honorer leurs engagements à l'égard des institutions et établissements publics.

    Cette rencontre, à laquelle ont pris part les représentants des services extérieurs, a été marquée par la présentation de différents exposés axés sur la rentrée scolaire dans la province, les réalisations de l'INDH et les mesures prises aux niveaux national et régional contre la grippe A- H1N1.

    Région Doukkala-Abda: 7 millions de dh pour la mise à niveau des espaces sanitaires

    e directeur de l'Académie régionale d'éducation et de formation (AREF) de la région Doukkala-Abda, M. Mohamed Maâzouz a annoncé mercredi la mobilisation de 7 millions de dirhams pour la mise à niveau des espaces sanitaires au sein des établissements scolaires en milieu rural de la région.

    M. Maâzouz, qui s'exprimait lors d'une rencontre d'information à Safi, a souligné que cette initiative, qui s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par le ministère de l'Education nationale pour lutter contre le virus A/H1N1 dans les établissements scolaires, profitera à quelque 590 établissements relevant des deux délégations provinciales de l'Education nationale d'El Jadida et Safi.

    Tous les groupes scolaires bénéficieront de cette initiative qui a pour objectif la sensibilisation à l'importance d'hygiène, à la prévention des maladies et à la lutte contre l'abandon scolaire, a-t-il indiqué.

    Selon des données de l'AREF, le taux de recouvrement des établissements scolaires par les services d'hygiène a atteint 36 pc, alors que le taux de leur approvisionnement en eau potable s'établit à 40 pc.

    S'agissant des actions de soutien social destiné aux élèves issus de familles défavorisées, le nombre des Dar Talib au niveau de la région s'élèvera prochainement à 28 après l'achèvement des travaux de trois autres, a-t-il fait savoir.

    Il a noté, dans ce sens, qu'il a été décidé d'augmenter à 40 pc le budget alloué aux internats et à 10 pc le nombre des cantines scolaires, ce qui bénéficiera à quelque 65 mille élèves de l'enseignement primaire.

    Evoquant le programme "Taysir", M. Maâzouz a fait savoir que l'AREF a consacré aux familles des élèves à risque d'abandon scolaire, une bourse de 60 dh pour chaque élève de la première à la 5è année primaire et de 100 dh pour les élèves de la 6è année primaire.

    Cette initiative profitera aux collectivités locales, dont le taux de pauvreté se situe au-dessous de 30 pc et où l'abandon scolaire est largement répondu.

    L'AREF procèdera également à la distribution de vêtements et de vélos au profit des élèves issus du milieu rural dans le cadre de la caravane régionale mobile dédiée à la lutte contre la déperdition scolaire, a ajouté M. Maâzouz.

    MAP

    October 01

    Des efforts notoires pour optimiser le rendement de l'école La rentrée scolaire 2009-2010 a eu lieu dans de bonnes conditions dans la région.

    Pendant neuf mois, les élèves de la région des Doukkala-Abda, à l'instar de toutes les régions du Maroc, vont reprendre une nouvelle vie scolaire afin d'acquérir le savoir nécessaire pour leur formation, leur éducation et leur épanouissement.
    bda n'a «ménagé aucun effort pour bien préparer cette rentrée scolaire à travers la mobilisation, des mois durant, de toutes ses capacités en vue d'en assurer le succès aux volets éducatif, organisationnel et matériel», nous a déclaré le docteur Mohamed Mâazouz, directeur de l'AREF Doukkala-Abda appelant le corps enseignant "à fournir davantage d'efforts pour optimiser le rendement de l'école marocaine". Ainsi, la rentrée scolaire 2009-2010 s'est déroulée dans de bonnes conditions dans la région des Doukkala-Abda grâce aux ''mesures salutaires'' qui ont été prises du côté de la direction et de ses différents divisions et services, ainsi qu'au niveau des deux délégations provinciales de Safi et d'El Jadida. Par les chiffres, la rentrée scolaire s'annonce déjà prometteuse. En effet, quelque 42.332 nouveaux élèves, dont 24.298 dans la délégation d'El Jadida, ont été inscrits à la première année de l'enseignement fondamental de la région, soit un taux de scolarisation d'environ 97,1%. Ces nouveaux élèves poursuivront leur scolarisation dans 1.555 classes d'enseignement dont 892 à El Jadida. Le nombre total des élèves du primaire est estimé à 251.107 dont 105.678 relèvent de la délégation de Safi. Dans l'enseignement collégial, le nombre total des élèves est de 83.674, pour une capacité d'accueil constituée de 89 établissements scolaires et quelque 3.674 classes.

    La délégation provinciale de Safi compte à ce niveau quelque 38.050 élèves, ainsi que 44 établissements scolaires et un total de 1.767 classes d'enseignement. Dans la première année de ce cycle, on dénombre 27.230 élèves dont 15.482 à El Jadida.
    Le nombre total des classes conçues à cet effet est de 744 dont 328 pour Safi et 416 pour El Jadida.
    Concernant l'enseignement secondaire qualifiant, le nombre des élèves inscrits au titre de l'année 2009-2010 est de 43.417. La première année des troncs communs accueillera un total de 14.952 élèves dont 8.200 à El Jadida et 6.752 à Safi.
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    Opération cartables 2009

    « Ensemble pour une école de réussite «, est le thème éloquent choisi pour cette rentrée scolaire et qui traduit de manière claire «la volonté de l'Etat de promouvoir l'école marocaine» et de donner un souffle nouveau à la réforme du système éducatif national. C'est l'essence même de l'initiative royale « 1 million de cartables ». Il s'agit d'une sage mesure pour l'encouragement à la scolarisation des enfants dans le milieu rural et la lutte contre la déperdition scolaire, deux principaux objectifs assignés à cette opération, explique Mohammed Mâazouz, directeur de l'AREF Doukkala-Abda. Un soin tout particulier a été pris pour garantir la réussite de l'opération dans sa version 2009-2010 dans l'ensemble du territoire de l'académie régionale Doukkala-Abda. Une liste exhaustive des bénéficiaires élaborée et arrêtée par l'Académie fait état de 247.005 élèves de l'enseignement fondamental et 15.966 du cycle collégial. Les ressources humaines de l'AREF Doukkala-Abda ont débloqué à cet effet une enveloppe financière d'une valeur globale de 31 211 863, 64 dirhams, dont 18 513 958,64 dirhams destinés à El Jadida et 12 697 905,00 à la délégation provinciale de Safi.

    Safi / Vol de cables électriques. Arrestation du cerveau d'une bande spécialisée

    Les forces de police et de gendarmerie, mobilisées dernièrement, sont parvenues aprés une campagne de ratissage dans plusieurs douars, à l'arrestation du cerveau d'une dangereuse bande de malfaiteurs spécialisée dans le vol des cables, alors que ses autres complices identifiés demeurent toujours activement recherchés.
    Le cerveau arrêté et sa bande sont les auteurs présumés du vol qu'a subit le pôle chimique de Safi, filiale du groupe OCP, dans la nuit du samedi 12 septembre 2009. Le vol des fils et équipements en cuivre a causé une paralysie presque totale. Suite à quoi, des transformateurs haute tension ont été détruits entraînant l'arrêt automatique des unités de production d'acide phosphorique et d'acide sulfurique à Maroc phosphore 1 et 2. Le trafic ferroviaire entre le pôle chimique et le port de Safi a été également paralysé. Le groupe OCP n'aurait pas pu honorer ses engagements vis-à-vis de ses clients notamment étrangers, et a subi des pertes matérielles importantes conséquemment à ce vol/sabotage.
    September 19

    Mes Vœux, A l'occasion de l'Aïd al Fitr

    A l'occasion de l'Aïd al Fitr, tous les safiot (es), toutes religions confondues sont heureux d'exprimer à Sa Majesté le Roi Mohammed VI et à son épouse leurs vœux déférents de bonheur et de longue vie.

    Nous exprimons également nos vives félicitations à Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, à Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, à LL.AA.RR. les Princesses, ainsi qu'à l'ensemble de la Famille Royale et au peuple marocain.

    Nous prions Le Tout-Puissant de guider les pas de Sa Majesté le Roi dans son œuvre de construction d'un Maroc uni et moderne ainsi que dans son action pour la grandeur et la gloire du Royaume. Amine

    September 14

    Le Conseil de la ville décide de retirer les privilèges Une première à Safi

    Le nouveau Conseil de la ville de Safi a décidé, lors de se session ordinaire, de retirer tous les privilèges dont jouissaient certains privilégiés dans la capitale d’Abda. Il s’agit plus particulièrement de privilèges relatifs aux cotas de carburant, consommation eau et électricité, logement, et bien d’autres. L’objectif, précisent des sources proches, étant de rationaliser les deniers publics et récupérer un équivalent d’environ de 300 millions de centimes au profit des recettes municipales...
    Voilà une position sage et audacieuse qui ravi plus d’un à Safi. Elle s’inscrit dans l’esprit même de la moralisation de la vie publique, telle que préconisée par SM le Roi et voulue par le peuple marocain.
    Ce volontarisme vient certes conforter les efforts déployés par le Maroc en matière de moralisation de la vie publique. C’est en mettant le holà à ce climat d’affairisme que l’on recrédibilisera la gestion locale, voire la démocratie tout court. Il faut saluer le patient travail mené par l’ensemble des membres du nouveau Conseil de la Ville présidé par Mohamed Karim, depuis son élection.
    Ce n’est, en effet, qu’en renforçant les mécanismes de contrôle en amont que nous pouvons contribuer à booster l’élan d’assainissement. La classe politique, première concernée dans cette affaire, doit veiller à accompagner ce genre d’effort à travers d’autres actions similaires. D’abord, en décortiquant soigneusement le profil des personnes qui la représentent pour la gestion des deniers publics. Ensuite, en donnant l’exemple et en faisant jouer la transparence.
    De ce fait, le combat pour la moralisation de la vie publique requiert l’adhésion collective de toutes les composantes de la société. L’action de l’Etat dans ce domaine est fondamentale au regard de son effet d’entraînement sur les autres acteurs de la scène politique et sociale. La mise en place d’un cadre effectif de concertation et de coordination entre les différents acteurs (pouvoirs publics, société civile, secteur privé), est plus que nécessaire. La mobilisation pour faire avancer la transparence, l’éthique et l’intégrité ne doit pas fléchir face à la difficulté de la tâche et l’héritage lourd de décennies de gestion hasardeuse. Le combat contre ce fléau passe par la mise en oeuvre d’une législation juste, appliquée de manière égalitaire par une justice effectivement indépendante à l’égard de l’autorité politique et du pouvoir de l’argent d’une part, et par une très grande sensibilisation de l’opinion publique quant à la difficulté de l’épreuve et de la mobilisation de tous les vecteurs vivants de la société, de l’autre.


    Autoroute El Jadida-Safi : les premières études démarrent

     
              L’extension du réseau autoroutier national se poursuit. Parmi les nouveaux axes en projet, il y a l’autoroute reliant El Jadida à Safi qui viendra prolonger l’axe Casablanca-El Jadida. Le ministère de l’équipement vient de lancer les premières études géotechniques qui permettront d’établir un premier avant-projet de cette autoroute. Ces études, dont les résultats seront disponibles dans six mois, devront permettre une première évaluation du coût du projet vu l’état du relief, la nature du sol et les ouvrages à construire. L’autre nouvel axe, également au stade des études, est celui reliant Casablanca à Béni- Mellal via Khouribga.

    September 11

    Safi abrite la Coupe du trône de boxe du 6 au 7 novembre prochain

    Le bureau dirigeant de la fédération royale marocaine de boxe (FRMB) a décidé l'organisation de la Coupe du trône de boxe à Safi du 6 au 7 novembre prochain et la Coupe Espoir du 13 au 14 du même mois.

    Le bureau dirigeant a pris plusieurs décisions lors de sa dernière réunion à Casablanca relatives à l'organisation de la 4ème Coupe Internationale Mohammed VI à Marrakech en avril ou mai prochains et la poursuite du suivi des étapes de préparation du dossier technique d'acquisition d'un terrain pour la construction de l'académie nationale de boxe à Benslimane.

    Le bureau a mis l'accent sur la nécessité de poursuivre les sessions de formation des entraîneurs, des arbitres et des médecins de ring à la fin du mois d'octobre, ainsi que l'organisation des entraînements et concentrations pour l'équipe féminine en prévision des jeux olympiques 2012 à Londres.

    Il a également souligné l'importance de doter les associations et les clubs qualifiés de "sérieux" des équipements sportifs répondant aux critères fixés par la fédération.

    Les participants à cette réunion ont, par ailleurs, décidé d'examiner les incidents antisportifs ayant entaché la finale du championnat du Maroc à Mohammedia et la restructuration du bureau fédéral conformément à la nouvelle politique de direction sportive, en plus de tenir des rencontres d'information entre le président de la fédération et les clubs et associations affiliés à la FRMB.

    Dans ce cadre, des rencontres ont eu lieu avec des anciens boxeurs et des présidents des associations de la Ligue de Chaouia.

    Lors de sa réunion, le bureau dirigeant a exprimé sa satisfaction des places avancées que les pugilistes marocains ont obtenues lors du dernier classement mondial.

    Il s'agit de 13 boxeurs dont cinq se sont classés dans le Top 20: Redouane Bouchtouk (10e), Idriss Moussaid (13e), Ahmad Barki (11e), Mohamed Arjaoui (7e) et Adil Bela (17e).

    September 07

    Transport urbain : les régies de Safi de Fes en phase de redressement

    La direction des régies et services concédés du ministère de l’intérieur s’apprête à lancer des plans pour le redressement de la situation financière de certaines régies de transport urbain. Les deux premières seront celles de transport de Fès et Safi qui devront signer des contrat programmes dans ce sens. Le ministère de l’intérieur est actuellement en cours d’élaboration des cahiers des charges pour désigner les cabinets qui accompagneront l’opération.
    September 05

    Académie Doukkala Abda - Rentrée Scolaire

    Tout semble fin prêt pour démarrer une bonne année scolaire dans la région Doukkala Abda. Des mesures salutaires ont été prises du côté de la direction et de ses différents divisions et services, ainsi qu’au niveau des deux délégations provinciales de Safi et d’El Jadida, pour garantir à la rentrée scolaire 2009/2010 - la première dans le cadre du programme d'urgence de l'éducation nationale 2009-2012- tous les moyens de réussite et de succès qu’elle mérite.

    Par les chiffres, la rentrée scolaire s’annonce déjà prometteuse. En effet quelques 42.332 nouveaux élèves dont 24.298 dans la délégation d’El Jadida, ont été inscrits à la première année de l’enseignement fondamental de la région, soit un taux de scolarisation d’environ 97,1%. Ces nouveaux élèves poursuivront leur scolarisation dans 1.555 classes d'enseignement dont 892 à El Jadida. Le nombre total des élèves du primaire est estimé à 251.107 dont 105.678 relèvent de la délégation de Safi.

    Dans l’enseignement collégial le nombre total d’élèves est de 83.674, pour une capacité d’accueil constituée de 89 établissements scolaires et quelques 3674 classes. La délégation provinciale de Safi compte à ce niveau quelques 38.050 élèves, ainsi que 44 établissements scolaires et un total de 1767 classes d’enseignement. Dans la première année de ce cycle on dénombre 27.230 élèves dont 15.482 à El Jadida. Le nombre total de classes conçues à cet effet est de 744 dont 328 pour Safi et 416 pour El Jadida.

    Concernant l’enseignement secondaire qualifiant, le nombre d’élèves inscrits au titre de l’année 2009-2010 est de 43.417. La première année des troncs communs accueillera cette année un total de 14.952 élèves dont 8200 à El Jadida et 6752 à Safi

    Opération cartables 2009

    " Ensemble pour une école de réussite ", est le thème éloquent choisi pour cette rentrée scolaire et qui traduit de manière claire "la volonté de l'Etat de promouvoir l'école marocaine" et de donner un souffle nouveau à la réforme du système éducatif national ! C’est l’essence même de l’initiative royale « 1 Millions de cartables ».

    Il s’agit d’une sage mesure pour l’encouragement à la scolarisation des enfants dans le milieu rural et la lutte contre la déperdition scolaire, deux principaux objectifs assignés à cette opération, explique M. Mohamed Mazouz, directeur de l’AREF Doukkala Abda. Les préparatifs dans l'ensemble des régions de l’académie régionale vont bon train pour garantir la réussite de l'opération cartable dans sa version 2009. Une liste exhaustive des bénéficiaires élaborée et arrêtée par l’Académie fait état de 247.005 élèves de l’enseignement fondamental et 15.966 du cycle collégial.

    Les ressources humaines de l’AREF Doukkala Abda ont débloqué à cet effet une enveloppe financière d’une valeur global de 31 211 863, 64 dirham, dont 18 513 958,64 dirhams destinés à El Jadida et 12 697 905,00 à la délégation provinciale de Safi.

    Festival d'été de Safi. A six ans Fatima Zahra Haddad fascine le public

    C'est d'un pas assuré et d'un regard pur et sincère, parce qu'elle est encore en bas âge, que la prodige Fatima Zahra Haddad s'est perchée sur la scène de la cérémonie d'inauguration du Festival «Eté de Safi 2009», pour interpréter des Kassida de l'art du Malhoun avec une voix hors du commun.
    Accompagnée de l'ensemble de «l'Association Haj Mohamed Ben Ali Mesfioui» et de «l'ensemble féminin de l'art du Malhoun», Fatima Zahra habillée d'un kaftan traditionnel qui lui sied à merveille, a enchanté l'auditoire avec sa voix d'ange en harmonie avec les rythmes lancinants et mélodieux que requièrent les kassidas du malhoun lorsqu'il s'agit de les interpréter.

    Elle a fait montre aussi d'une capacité à chanter de longs textes dans une langue châtiée et truffée d'aphorismes, l'arabe, que les grands maîtres de cet art peinent à apprendre.

    Nullement perturbée par la réaction du public mais au contraire une complicité et une communion affichées avec lui, la prodige se livrait au jeux des mains et de pieds millimétrés comme le ferait une grande star, notamment lorsqu'il s'agissait de reprendre les refrains de l'ensemble musical, qu'elle accompagnait tantôt pour interpréter un morceau précis, tantôt pour répéter un autre.

    Une maîtrise sans pareille de l'art du Malhoun qui a fait oublier à l'auditoire l'âge de la jeune chanteuse.

    Le public a applaudi longuement la prestation magnifique de cette virtuose de la ville de Safi donnée en offrande musicale du Festival au public de Safi, connu pour être un passionné des arts authentiques.

    Dans une déclaration à la MAP, le père de Fatima Zahra Hddad, un féru du malhoun comme sa fille, a indiqué que «cette maîtrise et cette attache qu'a Fatima Zahra pour cet art s'expliquent par son adhésion à une association de la musique existant au sein de son école où elle suit des cours encadrés par un professeur de musique».

    «Ma petite fille n'a adhéré à cette Association «Tifaouine», seulement cette année, et malgré cela elle a appris et interprété de nombreuses kassidas du Malhoun et reçu plusieurs prix d'encouragement», a-t-il ajouté.

    Sur des rythmes du Malhoun et des panégyriques du Prophète Sidna Mohammed, les activités de cette 1re édition du Festival initié par la commune urbaine de Safi sous le thème «la patrimoine local au service du développement» (5 jours), se sont poursuivies sur la place Moulay Youssef.

    La cérémonie d'inauguration de la 1re édition du Festival a été rehaussée par des chants de louanges dédiés au Prophète Sidna Mohammed par «l'Association Haj Mohamed Ben Ali Mesfioui», et en particulier le morceau musical chanté et intitulé «O passionnés» présenté avec une véritable maîtrise par la jeune chanteuse Nouzha Fariss, «l'ensemble Ahbab» de l'art du samaâ et madih et «l'ensemble Ahbab El Ghiwane».

    Au menu de cette 1re édition figurent, outre des activités sportives et distractives et des présentations de pièces de théâtre, des soirées animées par une élite des groupes et troupes artistiques locales, ainsi que des séminaires scientifiques et religieux portant sur le «Ramadan», «le diabète», «le rôle des scientifiques dans la préservation de la paix spirituelle» et «la personnalité de l'érudit Abi Mohamed Saleh».

    De nombreuses troupes vont par ailleurs se produire sur la place Moulay Youssef dont celle de «Bambara de l'art gnaoui», «l'ensemble Lahssen Benbrahim», «l'ensemble Ghafrane de l'art gnaoui» et «l'ensemble Tighaline».
    MAP


    September 02

    Escale à Safi (MAROC)

     Ce matin tout est calme à bord. Nous nous offrons une grasse matinée : levé 8H00.

    Il faut dire que notre réveil matin (Teiva) est réglé grosso modo à 7H00. C’est la faim qui le sort du lit et le fait appeler sa mère suivant tout un cérémonial intangible dans lequel je n’ai pas droit d’intervenir.  
    Nous sommes au mouillage face à la plage de SAFI ce matin tout est paisible.

     Notre arrivée hier soir, vers 22H00, clôturait une fin de journée quelques peu venteuse…

      En fait, nous avons détourné notre route vers le port de SAFI au Maroc, pour nous mettre à l’abri d’un bon coup de vent annoncé sur notre système de prévision météo embarqué.

      Ainsi nous avions un bon vent de 30 nœuds dans le cul avec une très grosse houle (typiquement celle qui vient d’une tempête dans les latitudes nord – Islande – qui n’a rien de dangereux en somme, si ce n’est la vision de la profondeur des creux de 5 mètres, mais avec une amplitude de 10 à 18 secondes).

    Bref une vision un peu « apocalyptique » pour l‘âme sensible de ma Do.

    Pourtant notre bateau qui surfait allègrement à plus de 8 nœuds, avec le seul petit solent à l’avant, étalait parfaitement sans le moindre roulis.

    Tout était calme à bord ; c’est le grand avantage du catamaran lourd.

    Sauf ma Do qui était un peu anxieuse. J’essayais de faire chanter l’équipage, mais l’anxiété de Do se reportait sur son petit mousse. C’était flagrant.

      C’est dans ces conditions, alors que je faisais une nouvelle requête météo sur ma BLU (pour rassurer l’équipage) que nous avons pu prendre connaissance d’un e-mail de Daniel ALBERTI toujours plein d’esprit. Sa prose rigolote et ses nouvelles ont bien apporté l’effet escompté et détendu l’atmosphère …

    C’est ça la communication et l’amitié.

      Nous sommes donc à SAFI (par accident), car nous pensions faire l’unique escale marocaine à Essaouira (ex MOGADOR) avant de tirer direct sur LANZAROTE aux Canaries.

    SAFI est le 1er port de pêche du Maroc. Il n’y a pas de marina et les rares voiliers de passage sont intercalés le long d’un quai du port de commerce (pas du tout prévu pour la plaisance) entre un remorqueur de 1000 CV et un gros chalutier école, le tout avec des marnages de 5 mètres (en ce moment période de gros coefficients).

    Vous imaginez les épreuves de Casimodo pour débarquer notre Teiva et autres vélos quand le pont du bateau se trouve face à un mur de plus de 2 étages à marée basse !

    Mais ce n’est sûrement pas si peu de chose qui nous aurait fait partir.

      Puis dans les minutes qui suivent notre accostage, nous découvrons ce que certains guides de voileux appellent « l’épreuve » des formalités du Maroc. Ce qui les incitent tout bonnement à éviter le Maroc.

      Certes, nous avons vu passer 5 Administrations différentes dans la matinée.

    Il s’avère qu’ils montent à bord en grande tenue, sont charmants, très polis et coupent les cheveux en quatre pour se donner une contenance. Il suffit de jouer leur jeu ; ce n’est pas compliqué ; après tout nous sommes en vacances et notre temps n’est pas compté.

    Puis en quittant le bord, non sans mal, (certain n’ont pas appris à gravir une échelle verticale et humide) ils nous souhaitent chaleureusement la bienvenue.

    Conclusion pour ceux qui classent cette affaire en « épreuve » : il suffit de ne pas avoir le feu au c.. et attendre patiemment la fin du défilé pour descendre à terre.

      J’ai même été conduit devant le Commandant de la Capitainerie qui désirait « me saluer ». J’en étais très fier en montant les escaliers quatre à quatre… jusqu’au moment où j’ai du déchanter : c’était un sermon qui m’attendait.

      Sermon courtois. Mais sermon quand même.

    Je m’explique.

      La veille, dans le coup de vent précité nous avions modifié notre programme et décidé d’aller sur SAFI nous mettre à l’abri. Mais cela nécessitait une arrivée vers 22H00.

    Forts de nos intentions de ne jamais atterrir dans un port inconnu de nuit, il a bien fallu se rendre à l’évidence : c’était Safi ou poursuivre l’angoisse de ma Do toute la nuit en mer ! Nous avions une cartographie très détaillée du port ainsi que les documents nautiques had hoc (c’est fini la navigation sur la carte Michelin) et sans compter sur notre ami le radar que nous commençons à bien maîtriser.

    Donc, ce sera un atterrissage sur Safi - de nuit - décidera unanimement l’équipage.

      Au moment de passer sous la jetée d’entrée du port, pile dans l’alignement des feux appris par coeur dans les Instructions Nautiques, je constate qu’en face de nous, c’est la plage de Safi et que le coin est complètement à l’abri du coup de vent.

    Ni une ni deux les pros du mouillage que nous sommes : au poste de combat et plouf l’ancre tombe dans l’eau noire à 150 mètres de la plage.

      Fatigués de nos émotions, inutile de vous dire que l’équipage est allé se glisser dans les couettes après une bonne douche chaude.

    Et le Capitaine pour assurer le coup, éteint la VHF. Un silence reposant s’installe à bord.

      Dans la nuit nous avions bien vaguement entendu des voix mais mon œil aguerri pour la surveillance des amers n’a pas eu a s’ouvrir au-delà de la moitié pour constater : tout va bien on ne dérape pas, donc dormons.

      Après m’avoir gentiment demandé de m’asseoir, le Commandant de la Capitainerie m’apprends donc qu’ils ont essayé par tous les moyens radio de nous joindre, ils ont même envoyé la pilotine ; voyant que personne ne répondait ils ont cru que nous étions à terre !

    Et le Commandant de rajouter : il y avait un cargo qui rentrait au port et il a failli vous toucher (nous étions un peu dans le passage).

      Il faut dire que notre cabotage espagnol ne nous a pas appris à être bavard avec les marinas puisque nous ne faisions que des mouillages sauvages.

    De plus vous aviez tous bien notés précédemment (à Gibraltar par exemple) que ma Do n’était pas du genre à se précipiter sur la VHF pour « chtacher » avec les capitaineries.

    C’est un peu ce que j’ai expliqué maladroitement au Commandant, en me jurant que l’on ne m’y reprendra plus.

    En bonne et due forme (comme dans l’Armée) le sermon a été répercuté aux subalternes d’Araka Nui de façon que ça ne se reproduise pas.

      A présent, tout est clair : nos 3 passeports sont au Commissariat (on nous fourni un laisser passer format timbre poste en échange), l’acte de francisation est à la Capitainerie (on nous laisse une photocopie). Au moins si on veut se sauver ça sera sans nos documents…

    D’ailleurs pourquoi nous sauverions nous ?

      Après toutes les formalités d’enregistrement un petit bout de bonhomme marocain me propose ses services. Quelques heures avant l’adjoint de la capitainerie m’avait précisé qu’il travaillait en collaboration avec la capitainerie du port pour les yachts de passage et que je pouvais lui faire confiance.

      Justement, nous devons faire le plein de vivres frais et « Abdul » se propose de nous y accompagner à pied. Je précise juste que je ne veux pas de super marché.

      Petit sac à dos, le Teiva dans les bras de sa mère pour commencer et go.

    Où ? On ne demande même pas.

    Nous passons la porte « Bab el Jdid » et entrons dans la vieille Médina de Safi.

    A ne pas confondre avec le souk.

    Vlan, le choc en pleine figure et à plein nez pour ma Do. Nous parcourons la rue principale, puis des ruelles adjacentes, puis on coupe à l’équerre et puis on revient sur nos pas… ah non, je croyais… bref je suis perdu. Il suffit de ne pas lâcher notre guide d’une semelle.

    Toutes les échoppes sont propres, les gens que nous croisons sont courtois et nous saluent gentiment. On voit que les touristes ne sont pas coutumiers des lieux.

    Très vite je me sens comme chez moi dans cette vieille Médina...

      Puis, notre guide Abdu nous fait courir hors de la Médina et nous parcourons le souk toujours à la recherche de fruits. Je ne fais pas le malin à lui demander pourquoi il ne nous en a pas fait acheter aux précédents étals, on en a croisé déjà au moins dix… Je suis le mouvement et je me tais...

    J’ai comme l’impression que les étals de la Médina étaient nettement plus propres et accueillant. Bref ne soyons pas contrariant. Suivons le guide.

    Il m’explique bien une histoire de « bakchich » mais je n’ai rien compris malgré mon acquiescement. Vogue la galère, on verra bien.

    Teiva est toujours dans les bras de sa mère. Je m’en fiche c’est pas moi qui porte !

      Nous arrivons en effet à un grand carrefour complètement encombré de charrette à bras ; elles sont couvertes de fruits en tout genre.

    Nous faisons le plein une fois qu’Abdul ai demandé à chaque marchand le prix du kilo bien à l’écart de nous. Il parait que les marchands doublent le prix pour les étrangers.

    Je trouve que c’est une bien grande mise en scène pour quelques Dirhams de plus...

    De toute manière c’est 10 fois moins cher que dans nos beaux hyper marchés.

    Mais au moins ma Do est heureuse : elle rempli mon sac à dos à raz bord et son porte monnaie de désempli pas…

      Juste au moment où le dernier marchant me rend la monnaie sur mes 500 grammes de dattes, nous entendons des cris et un vent de panique s’installe chez les porteurs de charrettes qui se mettent à détaler dans tous les sens. Ils crient, s’engueulent, ça ne va pas assez vite, se poussent. Et vlan les charrettes à deux roues, si on les lâche sans les caler, tout le contenu s’épand sur la chaussée. C’est ce qui se passa pour notre marchand de dattes. Bien sûr dattes et autres oranges sont piétinées.

    D’ailleurs, à quelques secondes près, mes dattes m’auraient coûté 50 Dirhams au lieu de 10, car le brave homme n’aurait pas eu le temps de me rendre la monnaie, tellement ce vent de panique leur faisait perdre la raison.

      En fait, c’est tout simplement 2 flics qui descendent la rue vers ledit carrefour pour les chasser et confisquer la charrette qu’ils arrivent à intercepter. Abdu m’explique que si ce jour là tous les marchands n’ont pas donné assez de bakchich, les flics passent par ledit carrefour et sèment la zizanie

    Par contre, cette bonne trentaine de charrettes va se cacher dans les rues adjacentes, mais là les flics ne les suivent pas !

    Ce qui est extraordinaire c’est que tous les soirs de l’année c’est ainsi… et tout Safi vient acheter ses fruits à ce carrefour du souk vers cette heure là (lorsque les flics ont fermés boutique me précise Abdu)…

      Il faut que je vous décrive le souk. C’est un monde différent.

    C’est la ville mais en vraiment cra- cra.

    Même moi, le marrakchis, j’ai quelques hauts le cœur.

    J’avais oublié depuis 35 ans que les odeurs étaient si fortes.

    Pour Do (elle ne me le dira que le soir à bord) c’était pas seulement les odeurs mais TOUT qui la mettait mal à l’aise. Il est vrai que si le souk paraît aux premiers abords plus modernes de par ces grandes rues et ses petits immeubles années cinquante en réalité nous sommes au moyen âge.

    Il faut dire que pour une acclimatation nous avons choisi le plus hard d’entrée de jeu.

    Je n’ai pas vraiment de mots pour décrire les odeurs dans certaines ruelles très sombres. Mon passé de vigneron m’a appris à différencier les arômes.

    Voici l’analyse organoleptique : Grosso modo c’est un mélange subtil de bouse d’âne, de curcuma et de poisson très-très pourri. De temps en temps une effluve de sardines grillées s’ajoute au premier mélange si ce n’est le parfum des brochettes qui profite d’un petit courant d’ait pour ajouter une couche à la complexité aromatique du moment.

    D’ailleurs Teiva quand il renifle ce délicieux mélange il s’exclame à chaque fois :

    « Pouha, ça pue ! ». C’est vous dire !

    Puis on s’y fait, on ne les sent presque plus ces odeurs passagères suivant le lieu.

    Autre chose qui gêne beaucoup ma Do : s’est l’analyse visuelle du sol. Détritus en tout genre garantis (il faut bien que ces odeurs prennent leurs sources quelques part) mais surtout crachas en tous genres…

    J’arrêterai là ma description, car vous allez croire que j’en rajoute voire que nous ne nous y plaisons pas.

      Nous retraversons la vieille Médina (qui somme toute est bien plus propre que les rues que nous venons de parcourir) et nous installons pour y boire un thé à la menthe.

    Un moment notre « guide » s’excusa pour suivre un groupe de cinq hommes français (type mecs qui viennent faire du business en se donnant une apparence décontractée).

    Nous l’avons attendu, sous un rayon de soleil, à parler avec notre entourage et à offrir aux enfants qui passaient un morceau de « m’selmemm » (genre de kouin-a niam breton, mais à l’huile).

      Dans la Médina, la présence des habitants qui nous croisent est apaisante. Ils ont tous un regard ou un mot agréable à notre égard. Aucune mendicité, que de la gentillesse.

      A son retour Abdu m’explique que ces types cherchent à acheter une grande maison.

    Notre Abdu dans son souci de service s’exécute dans cette démarche au même titre que lorsqu’il propose ses services aux voileux de passage pour trouver une recharge de gaz ou comme pour nous-même, faire de l’approvisionnement ou une visite guidée. Ce qui est injuste c’est qu’il perçoit à peine plus d’argent pour une opération de mise en relation pour l’acquisition d’un bien que lorsqu’il offre ses services aux voileux : une poignée de Dirhams…

      Nous rentrons à bord exténués. Il faut dire que si la Médina est à la porte du port, notre bateau est à 1 km de la dite porte…

      Chacun sait que le vendredi est, entre autre, le jour du couscous pour tout marocain qui se respecte.

    Il s’avère que notre Abdul nous a demandé la veille, si nous voulions le couscous.

    Moi (lorsque je suis en pays inconnu) je ne dis jamais non, même si je n’ai pas compris !!

    Nous avions très vite sympathisé et lorsqu’il proposa de nous organiser un couscous chez une femme qui le fait très bien…bien sûr nous avons accepté.

      Nous voilà donc dans ce petit 3 pièces de la vieille médina où nous découvrons que c’est « sa maison » et bien sûr c’est « sa femme » qui fait le couscous.

    Nous sommes très honorés de cette invitation chez l’habitant.

      A l’heure où j’écris ces lignes (il est 1H30 du matin) justement le gros remorqueur qui est devant notre étrave, vient de démarrer ses 1000 chevaux (c’est impressionnant, j’ai l’impression d’être dans sa salle des machines). Je monte illico sur le pont reprendre mes aussières et surveiller que mon petit bateau n’aille pas se faire pousser comme une mouche lorsque le gros balèze embrayera en marche avant…

    Quitte à attendre, le temps qu’il revienne à quai, autant « passer le temps » intelligemment à transcrire les évènements de ces derniers jours…

      Notre hôte nous installe dans leur petit salon et s’esquive, nous laissant seul comme au restau.

      Je l’appelle et lui dit que je voudrai manger avec toute la famille…

    C’était beaucoup leur demander. Nous avions bien compris que cela les gênait de s’attabler avec nous. En insistant, nous n’avons eu droit qu’à la présence d’Abdul à notre table basse.

      Le couscous est un des meilleurs que je n’ai mangé jusqu’à ce jour.

      Sa femme Samira, sa fille Rabab de 20 ans et son jeune fils Salah de 15 ans mangeant debout dans la petite cuisine exigue.

    Ils nous ont tous rejoint pour la cérémonie du thé à la menthe.

       Le problème étant que le plat à couscous étant au milieu de la table devant les 3 adultes, chacun piochant devant soi, j’avais du mal à cacher que plus du quart du plat devant moi été nettoyé.

       Nous avons aussi beaucoup parlé. Sa femme et sa fille parlent très bien le français.

    D’ailleurs, Samira « fait des heures sup » en recevant chez elle, des enfants du primaire, pour les aider à faire leurs devoirs du soir et leur apprend le français.

    Rabab, quand à elle fait des études de gestion d’entreprise. Elle m’apprend que dans sa classe, en cours d’informatique, il y a seulement 3 ordinateurs pour 30 élèves… mais après les cours, le professeur demande aux élèves de refaire les manipulations, chez elles, sur leur ordinateur.

    Seule Rabab n’a pas d’ordinateur !

    Elle est aussi la seule de la classe à habiter la vieille médina.

    Toutes les autres élèves, de familles plus aisées, habitent le quartier riche de Safi sur les falaises du Cap qui domine la ville. Dans le quartier habité par le Gouverneur et où se trouve un hôtel 5 étoiles…

       Cette conversation s’est établie avec des gens très simples qui ne nous ont donné l’impression à aucun moment de se plaindre et encore moins de solliciter quoi que ce soit.

       Après ce couscous monumental, nous avions prévu d’aller dans les souks pour trouver une poussette d’occasion pas chère pour notre Teiva. En effet, notre artiste ne voulait plus marcher d’un caramel. Déjà il y a 1 km dans le port pour atteindre la sortie, puis dans la médina dans le dédalle de ruelles l’artiste, refusait tout bonnement de marcher.

    Nous nous cassions le dos à le porter.

       Puis je devais trouver des chambres à air pour les gros pneus de mon vélo et acheter une carte téléphonique. Dans cette médina on trouve de tout.

       Pour faire ces courses et suivre Abdu qui a le pas alerte, nous avons laissé Do et le petit avec Samira et nous avons arpenté la médina en toute liberté.

       J’avais encore la conversation avec cette famille à l’esprit et il m’est venu une idée.

    Il était convenu au départ que je payerai « la femme » pour le couscous, lorsque nous l’avions programmé avec Abdu. Préférant un couscous chez l’habitant plutôt que d’aller au restaurant.

    Or, dans le plan qui nous avait été offert, c’était une invitation. Cela nécessitait compensation.

    Aussi, je propose à Abdu de ne pas donner d’argent à sa femme pour le couscous, mais donner de l’argent à sa fille « pour l’ordinateur » !

       Au fil de nos déambulations dans nos grandes conversations en nous arrêtant pour échanger face à face le tout avec des gestes qui conviennent, je finissais par ressentir cette profonde sympathie naître.

       Dans les rues spécialisées aux matériels d’occasion de toutes sortes étalés à même les trottoirs voire au milieu de la rue, j’ai parlé longuement avec Bouchaïb sur le fait que cette prestation qu’il faisait en tant que négociateur : il se faisait exploiter.

       Ah oui, mon ami vient de m’avouer qu’Abdu c’est un nom d’emprunt qu’il a choisi pour les voileux qui estropiaient son vrai prénom (du style Busch ou autre…).

    Je lui dis que pour moi il sera Bouchaïb.

       Nous poursuivons notre conversation, toujours accompagnés de grands gestes, moi le suivant de près vers l’autre quartier des commerces de pièces motos et vélos.

    Nous étions seuls au monde pris dans nos histoires.

    Il en profita pour évoquer le cas d’une française qui au moment de l’acquisition avait contracté directement avec le propriétaire, shuntant complètement le pauvre bougre de la poignée de Dirhams qu’il était en droit de gagner.

    Bouchaïb, qui a un peu de répondant quand même a fini par aller lui rendre visite lorsqu’elle fût installée. L’autre très gênée lui offrit royalement 1500 Dirhams (150 €) …

    Au fil des conseils que je lui promulgue depuis plus d’une heure dans la rue, je lui indique que cela avait été mon métier.

       Puis, une autre idée me vient et je lui présente ainsi :

    « Bouchaïb, toi tu connais beaucoup de personnes qui vendent des maisons, ta fille fait des études de gestion, ta femme est intelligente : si vous aviez maintenant un ordinateur, une connection internet à la maison et un appareil photo numérique vous allez pouvoir faire ce métier et gagner l’argent que vous méritez pour ce travail ».

    « Donc je vais vous aider pour acheter demain cet ordinateur ».

       Le remorqueur vient de rentrer, je vais me coucher. Demain la suite.

       De retour de notre virée, je rejoins ma Do qui était resté avec Samira. Elle commençait à trouver le temps long, voire à se demander ce qu’elle foutait là.

    Malgré tout, je reprends à zéro toute la conversation que j’ai eu avec Bouchaïb dans la rue, mais cette fois devant la famille ABOUSSIF au complet, puisque le fils aîné Zacharïa (22 ans, à école de la Marine pour faire la pêche) nous avais rejoint.

    Du même coup, ma Do prend connaissance, en même tant que la famille, des largesses que j’offrais à ces gens inconnus de nous, quelques heures auparavant.

       Je savais très bien que « diplomatiquement parlant » ma Do apprécierait encore moins cette façon de se faire mettre au pied du mur, que le montant du cadeau !

    Mon offre est exposée très clairement à tous mes interlocuteurs.

    Parfois les situations t’obligent à faire des impasses. Pour l’heure s’en était une, car je connais ma trésorière payeuse…Inch’Allah !

       Globalement un ordinateur de bureau coûte entre 2500 et 3000 Dirhams (300 €).

    « Nous allons acheter l’ordinateur, avec Dominique nous le payons cash au vendeur; sur le prix nous vous offrons 1000 Dirhams et le reste vous nous le rendrai quand vous le pourrez » leur dis je (précision étant ici faite, que nous n’avons pas gagné au Loto depuis nos galères espagnoles).

    Je n’ai pas entendu le « glups » de ma Do, donc j’ai son aval…

       Le lendemain, Teiva dans sa poussette à 15 €, toute la smala se trouve à arpenter la ville à la recherche d’un marchant d’ordinateur suivant des paramètres précis. Je choisi un HP, le haut de gamme du magasin ( 3,2 Ghz, 1024 de RAM et 80 giga de disque dur pour 3200 Dirhams).

    Nous avions convenu un petit numéro avec Samira pour négocier le prix. J’ai commencé par dire que moi, étranger de passage, qui ne connaissait pas ces gens il y a 2 jours, je les aidais à acquérir cet appareil pour leur fille étudiante, et que lui, vendeur, il pouvait faire un geste pour cette famille qui n’a pas les moyens…

    Il consent 200 Dirhams d’escompte sur le prix promotionnel.

    Au culot Samira lui demande la table d’ordinateur en sus. Il accepte malgré le prix promo qu’il nous avait déjà proposé.

    On lui serre la main chaleureusement et lui dit à Lundi après le passage à la banque.

       Le midi, nous attend, un excellent tagine de poisson cuit au four à bois du quartier.

    Un grand bonheur du palais.

       Mais cette fois les deux familles sont réunies autour de la même table.

       Avec Bouchaïb, nous avions acheté des petits millefeuilles (dont la famille raffole) chez un pâtissier, situé dans la médina. Des gâteaux dignes d’un grand artisan français.

       J’ai toujours su que la cuisine marocaine était très raffinée.

    Ce qui, pour moi, est un signe visible du niveau de culture de ce pays.

       La famille ne sait pas comment nous remercier pour toutes les émotions de la matinée et ne trouve pas les mots en français.

       Une nouvelle fois pendant le cérémonial du thé à la menthe je rappelle les 2 règles déjà formulées à Bouchaïb, et qu’il fallait suivre scrupuleusement s’ils désiraient réussir :

    • être extrêmement droit et honnête dans ce métier (comme dans tout autre),

    • que leur réussite ne leur fasse pas oublier leurs origines modestes et que leur business, s’il rapportait ses fruits, profite à des marocains d’abord.

       Je leur ai surtout précisé que le négociateur possède 2 casquettes et qu’il défend aussi les intérêts du vendeur en l’aidant à définir le juste prix et que par conséquent ils avaient un rôle dans la régulation du marché. Précisions techniques je le concède.

       Je n’ai pas encore précisé que Safi va déménager son port de commerce et programme l’ouverture prochaine d’un nouveau port pour le phosphate à 15 Kms dans le sud.

    Du même coup, création d’une marina en lieux et place du port de commerce etc…

    J’ai prévu d’aller rencontrer le directeur du port pour avoir des infos précises pour Bouchaïb. Comme je lui ai dis il vaut mieux « parler au bon Dieu qu’à ses saints !

    Safi est une des dernières villes côtière du Maroc encore ancrée dans la tradition et peu ouverte au tourisme (ce qui explique l’absence de mendicité dans les rues).

    Le roi du Maroc a proclamé le « plan Azur » et des efforts très importants ont déjà été mis en place dans d’autres villes côtières pour s’ouvrir au tourisme.

    Il y a un très gros potentiel immobilier à Safi, du fait du passé historique de la ville qui a su conserver son patrimoine. Cette ville plantée sur les falaises offre une vue sur la mer exceptionnelle. Toutes les industries du port doivent être déménagées.

       Lors de nos virées en ville nous sommes passés une fois devant le syndicat UMT, dont je me rappelle la virulence lors de la prise d’Indépendance du Maroc. J’y suis entré, j’ai exposé brièvement mon intervention désintéressée pour cette famille marocaine et leur ai demandé s’ils pouvaient nous donner des indications sur la réglementation et la pratique du métier d’agent immobilier…

    J’avais précisé à Bouchaïb que dans la mesure où les ventes étaient enregistrées devant le Tribunal (pas de service type notaire ici) il était recommandé qu’il soit déclaré, lui sa fille ou sa femme.

    La personne très touchée de mon action nous a envoyé vers une adresse : « bureau de l’investissement » qui répondra complètement à notre demande.

    Nous nous y présenterons mardi aprèm avec Samira et sa fille Rabab.

       Hier soir, en rentrant de chez cette famille, chez qui il ne se passe pas un jour sans qu’ils nous reçoivent, j’ai eu une 3ème idée que j’ai exposée à ma Do.

       Nous avons quelques travaux de finition à faire à bord, plutôt que se taper cela au mouillage aux Canaries, ici je suis sûr que je pourrai trouver un bon artisan qui torcherait cela en 8 jours. Le temps qu’il faudra pour que je passe les ficelles du métier à Rabab.

    Ma Do y avait déjà pensé sans m’en parler. Nous allons faire comme cela.

       Je n’aurai sûrement guère plus de 8 à 10 jours pour insuffler les grandes lignes de ce métier à Rabab et à son père.

    Je compte lui dicter :

    - les règles techniques de base : le principe du mandat, le bon de visite, la recherche de bien, les honoraires payés par le vendeur, l’évaluation du bien etc…

    - D’autre part, l’organisation bureautique du métier : fiches de biens, fiches de contacts vendeurs, bibliothèque de photos numériques des biens, courrier vendeur avec photos du bien etc…

    - ensuite, les grandes lignes commerciales : comment échanger des fichiers par e-mail avec des clients potentiels, recherche d’acheteurs via internet etc…

    Pour finir, se rapprocher des agents locaux qui pratiquent déjà afin de définir un code de bonne conduite.

       Je saurai dans la semaine comment cette profession est organisée ainsi que celle de marchand de biens.

       J’ai demandé un grand service à mon ami Daniel ALBERTI.

       Nous avons fait 2 affectations de plongeurs démineur ensemble et bien sûr il est destinataire de nos aventures avec sa femme Karine et sa petite Justine que j’embrasse très fort au passage, pour la dure épreuve qu’ils traversent en ce moment. Nous souhaitons un rapide rétablissement à Karine et espérons les recevoir bientôt.

    Il s’avère que Daniel a déjà été mon parrain quand j’ai demandé ma carte professionnelle à l’agence du briançonnais puisqu’il pratiquait l’immobilier depuis son départ de la Marine.

       En fait je sollicite encore une fois Daniel, mais pour envoyer cette fois ci, par la poste, des fac-similés de mandats, bon de visite, grille d’honoraires, fiches immeubles, fiche vendeur, fiche acheteur, bref toutes les pièces de notre panoplie, afin que Rabab puisse prendre connaissance de ce qu’il se fait en la matière dans un pays réglementé et en prendre des idées pour établir ses propres modèles.

       Je suis sûr que par la suite, Daniel prendra plaisir à épauler ces personnes dans cette profession naissante.

       Mon action ici tient du fait que si le patrimoine de cette ville passe en partie dans la main d’étrangers, que cela profite aux marocains d’abord à tous les niveaux et pas à quelques pros français qui ont flairés des grosses plus values sur le dos de pauvres gens qui possèdent des biens très prisés et qui n’en connaissent pas la valeur.
    Déjà une société saoudienne vient d’acheter tout un quartier pour le raser et y reconstruire un complexe de luxe sur la falaise de la ville, face à l’Atlantique…

      Bien sûr, je vous tiendrai au courant de l’évolution de cette famille avec qui nous garderons le contact au fil de nos pérégrinations.

    Et si le cœur vous en dit, voici leur adresse, ils seront très touchés de votre marque de sympathie ou d’encouragement.

    Merci d’avance pour eux « choukrane ».

    L’adresse de cette famille :

       Bouchaïb et Samira ABOUSSIF

    Ancienne Médina

    6 Derb el Habs 46000 - SAFI - MAROC

       Aujourd’hui après le gros couscous hebdomadaire chez Bouchaïb nous allons avec sa fille et ma Do au « bureau des investissements ». Nous sommes reçu par le sous-directeur très courtois et compréhensif.

    C’est gagné nous avons frappé à la bonne porte.

    Il nous explique que son organisation prendra tout en charge pour conseiller, former et subventionner la nouvelle entreprise de cette famille; avec une prime supplémentaire lorsque c’est une femme qui s’installe.

    De retour chez Bouchaïb, Conseil de famille où je leur précise que maintenant c’est eux qui prennent leur destinée en main. Je m’efface.

      Après plusieurs jours nous gagnons notre autonomie. Un coup de vélos et nous voilà sur la très belle plage de Safi pour faire dépenser des calories à notre footballeur de fils.

    Le midi une petite échoppe restaurant à 3 € le repas, en fin d’après midi un café branché situé sur les falaises face à la mer avec tous les jeux possibles pour les enfants.

    Teiva y trouve toujours un tas d’enfants de son âge pour crapahuter dans les filets en tous genres. Bref le temps passe très vite.

    Je ne manque pas l’occasion d’aller boire un café avec Bouchaïb dans son café KG.

       Je vous avais dit l’aventure continue.

       Ma Do veut voir autre chose que SAFI avant de rejoindre ventre à terre les Canaries, car nous devons cueillir Paulette le 10 décembre à l’aéroport de Las Palmas.

       de coeur, si je ne profite pas de ce beau pays où je me trouve si bien à l’aise, pour y guider mon amoureuse, alors autant rendre mon tablier.

       Aussi nous allons confier notre bateau à Bouchaïb, louer une voiture et …banzaï vers le Grand Sud : Ouarzazate, les gorges du Dadès, du Todra et ses Kasbahs hors du temps.

       J’ai hâte de retrouver ces berbères qui ont marqués ma jeunesse pour leur sens grandiose de l’hospitalité.

       Ces gens sont très pauvres, ils n’ont rien a partagés et pourtant…

    ils partagent avec grand cœur !

       Allez y trouver une morale !

    Source ; http://www.arakanui.com

    August 21

    Voeux des Safiots a SM le Roi Mohammed 6 a l'occasion du mois de Ramadan

                          A l occasion du Mois sacré du Ramadan j'ai l'insigne honneur et la grande joie en tant que Safiot, de presenter a SM le Roi Mohamed VI  nos voeux les plus sinceres souhaitant avec ardeur que le tout puissant procure à notre Souverain bien aimé tout le bonheur et la santé et qu il lui prete assistance dans sa noble tache pour la realisation des aspirations du peuple Marocain à la dignité au progrés et a la prospéréte.
                Que Dieu le tout puissant protege notre prince heritier SAR sidi Moulay Elhassan et toute la famille Royale.Amen.

    Signé: OBADA Abdessadeq
    August 19

    Maroc: l'algue rouge nourrit les pêcheurs mais l'environnement souffre

    MOULAY ABDELLAH 

     - Le petit village poussiéreux de Moulay Abdellah, sur le littoral atlantique, ne vit que de la pêche et des algues rouges, mais la fréquence effrénée des récoltes de cette plante aquatique risque de briser l'équilibre écologique de la région.

    "Si la tendance à la hausse des récoltes sur le stock sauvage régional persiste, il n'y aura plus d'algues rouges", se lamente K. Mohamed, un jeune chômeur qui habite près de la côte, à environ 180 km au sud-ouest de Rabat, face à une mer retirée très au loin en raison de la grande marée du mois.

    Sur presque 5 kilomètres, une nuée de "pêcheurs" profitent du retrait de la mer pour récolter les algues rouges - dites agar-agar - enfouies au milieu d'amas de goëmons verts, rejetés eux aussi par l'océan.

    Halima, la mère septuagénaire de Mohammed, cherche elle aussi des fragments d'algues rouges. "Le vrai problème, rétorque-t-elle à son fils, c'est la pauvreté, la misère".

    "Il faut bien qu'on vive. Allez demander aux autorités pourquoi elles ne veulent pas améliorer nos conditions de vie depuis des décennies", lance-t-elle au personne qui la regarde

    Sa cousine, âgée de 36 ans, récolte elle aussi des morceaux d'algues rejetés par la mer, et développe les mêmes arguements. "Je suis célibataire, je gagne 20 dirhams (1,8 euro) tous les deux jours, dit-elle. Il faut que je fasse ça pour vivre".Il pointe du doigt, à l'horizon, une cinquantaine de barques spécialisées dans la récolte de l'agar-agar en haute mer.

    "Sur le littoral allant d'El Jadida et Safi , il existe des milliers d'embarcations similaires qui pêchent en profondeur des tonnes d'algues par an". Le Maroc produit annuellement 14.000 tonnes d'algues rouges dont 40% sont exportés, le reste étant tranformé localement par une usine de Kénitra.

    Selon Ahmed Kossai, un demi-grossiste d'algues rouges, la "surpêche" de cette algue se fait au large des côtes de Moulay Abdellah, à une profondeur de 20 à 30 mètres, par des plongeurs équipés d'un matériel très rudimentaire.

    Ahmed Kossai, lui-même ancien pêcheur d'algues, reconnaît que l'environnement souffre des récoltes mais il fait endosser la "responsabilité sur les autorités et les sociétés spécialisées".

    "Les pêcheurs sont montrés du doigt mais les bénéficiaires sont l'Etat, qui perçoit des impôts, et les sociétés, qui font des bénéfices".

    Pour Rachid Lebbar, patron d'une société de transformation d'algues rouges à Kénitra, il faut mettre en place "un plan d'aménagement pour la protection et la valorisation de la ressource".

    "Il faut développer l'aquaculture, pour préserver les ressources naturelles comme cela se fait en Asie et en Chili (...), et réduire le braconnage. Sinon, assure-t-il, l'environnement en souffrira".

    Un responsable au ministère de la Pêche, contacté par l'AFP, assure quant à lui que les algues rouges se régénèrent à plus de 6% dès la fin des récoltes en septembre.

    Mais d'autres dangers menacent. Selon Abderrahim Diab animateur d'un site internet sur l'environnement au Maroc, "les eaux usées, les rejets des usines chimiques ainsi que la construction des complexes touristiques polluent le littoral marocain".

    August 14

    Sept adolescents du Blanc Riez ont participé à un chantier a SAFI

     

     Le groupe à Safi, devant un plat à tajine géant.
    Le groupe , devant un le plus grand tajine du monde.

     

    Pour la deuxième année consécutive, un groupe d'adolescents du centre du Blanc Riez a participé à un chantier international, au Maroc, avec le service civil international de Lille.

    Les conseils général et régional, la caisse d'allocations familiales et la municipalité ont aidé au financement de ce voyage. Sept adolescents sont ainsi allés au Maroc accompagnés de deux animateurs. Le groupe a passé dix jours à Safi et trois à Marrakech.

    «  Une volonté de passer des vacances utiles anime les jeunes, soulignent les encadrants. Le chantier est basé sur le volontariat, donc avec des jeunes très motivés. Les participants donnent leur temps et leur énergie pour un projet. » Quant à la structure d'accueil, elle leur a offert un terrain d'apprentissage grandeur nature. Rencontres culturelles, aménagement paysager étaient les activités principales de ce séjour. Dans une ambiance joyeuse et amicale, les jeunes ont défriché et planté des arbustes et des plantes couvre sol avec les Marocains le matin. Quant aux après-midi, ils ont été consacré aux visites. Ils ont parcouru la médina et découvert des choses très intéressantes. Ils ont bénéficié d'un accueil chaleureux de la part de la population. • >