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2月27日 Démolition des habitations menaçant ruine Al Omrane entame la 2e tranche du programme du quartier «Amouni» L'opération engagée par Al Omrane-Safi visant la démolition des blocs
de maisons inhabitées du quartier Ammouni (Trab Sini) a déjà été lancée
depuis le 11 f évrier. Le démarrage effectif des travaux a suscité beaucoup de satisfaction auprès des populations résidant à proximité dans la mesure où les habitants avoisinants n'auront plus à se plaindre de ces vestiges transformés par la force des choses en des refuges squattés par les SDF. Lancée dans le cadre de la deuxième tranche du quartier « Amouni II », cette action portant pratiquement sur la démolition de l'ensemble des blocs jusqu'ici évacués aura également pour effet d'éviter les risques d'effondrement et épargner tous les dangers que cela puisse avoir éventuellement sur les vies humaines. Pas moins de 430 ménages sont concernés par l'évacuation de ces lieux qui ont tendance à être entièrement rasés. Cette opération de démolition est la première action entamée dans le cadre de cette 2e convention déjà signée par les parties intéressées dont l'objet est le relogement des ménages précités au site d'accueil au quartier « Kaouki ». Cette deuxième tranche, dont les travaux de construction viennent d'être entamés par Al Omrane, s'inscrit dans le droit fil du projet « TRAB SINI », quartier menacé d'effondrement et déclaré depuis 1996 comme étant zone sinistrée. L'historique et la genèse de ce projet remontent aux années 90 lors de l'apparition des fissures et délabrements sur bon nombre de façades d'habitations situées tout au long d'une falaise, elle-même menacée d'effondrement en raison du phénomène sans cesse croissant de l'érosion marine. Toutes les études établies dans ce sens ont bel et bien affirmé les risques d'effondrement de cette partie de la falaise qui s'étend à partir de l'extrémité sud du château de mer sur environ 6 km. Il s'agit, en fait, d'une falaise constituée d'un gré dunaire lié par un ciment calcaire avec la présence des passages notamment peu cimentés. Soumise continuellement aux effets de la mer, la falaise devint la proie d'une érosion progressive affectant sérieusement les parties les plus sensibles. L'état de cimentation variable du rocher en place et particulièrement au pied de la falaise, ainsi que l'attaque non homogène des houles, font que les zones les plus érodées soient essentiellement les plus faiblement cimentées. Et, c'est ce qui explique tous ces effondrements survenus dans ces endroits où le phénomène de l'érosion est très avancé et également là où des grottes de dimensions variables se sont formées à l'intérieur de la falaise. Partant de ce constat, il s'avérait alors que tous les équipements d'infrastructure qui sont érigés sur la falaise ou situés à proximité sont aussi exposés à l'avilissement et dégradation au même titre que le quartier « Trab Sini » (Amouni). Parmi ces équipements, il y a lieu de citer le château de mer, la voie ferrée reliant le complexe chimique au port, les constructions à usage d'habitation, ainsi que le pipeline transportant l'ammoniac du port aux usines OCP. Cette conduite n'est plus en service depuis le transfert de l'ammoniac au port Jorf Lasfar. Nombreuses sont, par ailleurs, les actions dès lors engagées en faveur de ce quartier aussi mythique de la ville. En plus des opérations de recasement réalisées par la délégation provinciale de l'habitat notamment en 1965 au profit de 121 ménages, en 1975 (218 ménages) et en 1985 (150 ménages), Al Omrane-Marrakech lança en 1999 en partenariat avec le conseil communal de Safi le programme visant le relogement de 400 ménages dont les habitations érigées sur cette partie de la falaise longeant le quartier Trab Sini (Amouni) sont réellement menacées d'effondrement. La première tranche de ce programme portant sur la construction donc de 400 logements sociaux, réalisée moyennant un investissement de 36 millions dirhams dont 12 millions dirhams sur le budget général de l'Etat, a déjà été achevée depuis décembre 2006 suivie de l'opération d'attribution et transfert des ménages concernés au site d'accueil au quartier Kaouki. Pour ce qui est de la deuxième et dernière tranche de ce programme, force étant de reconnaître que les travaux de construction de 430 unités sont déjà en cours de réalisation par Al Omrane Safi qui, selon Khadija El Ouardighi, inspectrice régionale de Doukkala-Abda, pourraient être livrées bien avant la fin de l'année en cours. La réalisation de cette 2e tranche du projet «Amouni» nécessitera un investissement de 51,70 millions dirhams dont une partie (22,5 millions dirhams) sera entièrement supportée par le budget général de l'Etat. Une superficie de 2,8 ha est prévue donc pour être entièrement rasée. Toutes les bâtisses menaçant ruine seront totalement démolies sur cette partie qui servira après tout de prolongement à cette corniche que la commune urbaine a abandonnée à son triste sort. Agences urbainesLe secrétaire d'Etat chargé du Développement territorial, Abdeslam Al Mesbahi, a appelé à Safi, les agences urbaines à accélérer la couverture du territoire en documents d'urbanisme, tout en rompant avec leur rôle traditionnel consultatif. Les agences urbaines sont appelées, aujourd'hui, notamment dans le cadre des grands chantiers d'urbanisation ouverts dans l'ensemble des régions du Royaume, à accélérer la couverture en documents d'urbanisme et à ouvrir d'autres zones d'urbanisation, a affirmé M. Al Mesbahi, qui coprésidait avec le wali de la région de Doukkala-Abda, gouverneur de la province de Safi, Larbi Sabbari Hassani, les travaux de la 7e session du conseil d'administration de l'agence urbaine de Safi. Il s'agit aussi d'assurer le respect des nouvelles caractéristiques de l'habitat social et l'intégration de nouvelles techniques notamment les énergies renouvelables et la maîtrise des délais d'octroi de permis à travers la généralisation du guichet unique, a-t-il ajouté.M. Al Mesbahi a appelé les agences urbaines à poursuivre la réhabilitation des tissus anciens se félicitant à cet égard de l'établissement de la "Charte architecturale urbanistique" qui vise à préserver le patrimoine historique de l'ancienne médina de Safi. Il a également mis l'accent sur l'importance du secteur du bâtiment et travaux publics dans l'économie nationale, notant à cet égard que les investissements dans le secteur ont atteint 110 milliards de dirhams à fin 2008, contre 98 milliards en 2007. Le secteur génère des recettes fiscales de 21 MMDH, soit 14 % du total des recettes, et emploie 600 000 personnes, a-t-il indiqué. PAR : Salah ZENTAR 2月26日 Adnan Saigh : La poésie est une révolte de l'âme, un état d'émotion qui advientLa poésie est un cri de l'âme, exprimant un état d'émotion qui advient, a soutenu le poète irakien Adnan Saigh, lors d'une rencontre culturelle, récemment à Safi. "Le poète ne peut ni maîtriser cet état ni l'assujettir à une quelconque équation chimique", ironise ce poète, auteur du recueil "Nachid Uruk". "Je penche pour le vers improvisé et spontané. Si on fait supporter une charge au poème, il meurt", a-t-il mis en garde. Saigh épouse la métaphore pour expliquer son propos: l'effet de la poésie est semblable à l'aile d'un papillon ou encore à un souffle printanier: il s'éteint, dès lors qu'"on lui fait supporter une charge". Pour les genres d'écriture dans la poésie et la répartition entre le poème classique et en prose, Saigh estime que le poète devrait donner libre cours à son texte et ne s'imposer aucun genre, parce qu'en définitive, "c'est le poème, par lui-même, qui définit sa forme", elle lui est consubstantielle. Saigh a estimé, lors de cette rencontre au Café littéraire de Safi lors de laquelle il a donné lecture de plusieurs de ses poèmes, que la prose est un des arts "des plus ardus" auquel est confronté le poète. Le poème en prose est un "texte nu qui dévoile" le sens, contrairement au vers classique où "certaines défaillances sont dissimulées dans le texte", a-t-il fait remarquer. En dépit de sa profondeur et de sa difficulté, la prose, poursuit Saigh, reste un genre "ouvert" et "des plus perméables aux contradictions de notre siècle. Elle est parvenue à casser les jougs : elle est venue au monde libre". "La prose a un avenir devant elle", reste confiant le poète irakien. En témoignent, a-t-il dit, "toutes ces écoles de poésie universelle qui tentent de casser les jougs pour s'orienter vers un espace de liberté que renferme le texte en prose plus que tout autre genre en poésie". Saigh a également invoqué "la liberté comme condition sine qua non à la créativité" et "l'être" dans ses expressions de joie et de tristesse, qui peut être, a-t-il noté, "un moteur de création lui permettant de relever les défis et faire passer sa douleur par les passoires de l'écriture et de la création". Natif de Koufah (1955), Adnan Saigh a quitté l'Irak en 1993, pour se diriger vers plusieurs capitales dont Amman et Beyrouth et s'installer définitivement à Londres, depuis 2004. Figurent parmi ses nombreuses publications "Intadirini Tahta Nassb El Hourriya", (Attends-moi, sous la Stèle de la Liberté), "Oughniyat Ala Jisser El Koufah" (des chansons sur le pont de Koufah), "El Assafir la Touhibou Arrassass" (les oiseaux abhorrent les armes). MAP 2月24日 EDMOND AMRAN EL MALEHEdmond Amran El Maleh, écrivain marocain « qui écrit en français » né en 1917 à Safi, fait partie de ces auteurs dont l'oeuvre demeure injustement méconnue en France si, dans son pays d'origine, elle est célébrée. La venue tardive d'El Maleh à l‘écriture, tout au moins à celle de la fiction, car on lui connaît par ailleurs une collaboration régulière au Monde outre de nombreux essais où la critique d'art tient une bonne place, explique peut-être cette méconnaissance. Au demeurant, l'écriture d'Edmond Amran El Maleh n'est pas d'un abord aisé et son appréhension exige une pratique assidue pour en approcher le mystère ; sa prose poétique réclame peut-être une lecture à voix haute, afin d'éprouver son rythme et de s'imprégner du souffle qui l'anime. Cependant, tout est loin d'être dans l'incantation, car l'humour maléhien sert de contrepoint à toute gravité inconvenante et déploie l'art de la fugue pour échapper à l'enfermement générique. L'auteur pratique le récit protéiforme, procédant à la fois de l'autobiographie, de l'autofiction, de la fiction allégorique, du poème. Le commentaire interne ou externe de sa propre oeuvre crée une scène de réception qui ouvre des perspectives de lectures multiples au lieu de les cloisonner. Marocain juif, El Maleh revendique hautement sa culture arabe et berbère. Le « juif oxymoron », comme il aime à se qualifier lui-même (cf. ses Entretiens avec Marie Redonnet, Publications de la Fondation Edmond Amran El Maleh, Grenoble, La Pensée sauvage, 2005), est plus qu'une simple voix minoritaire : c'est une singularité qui n'en finit pas de déconstruire les apories identitaires, les carcans taxinomiques, en leur opposant une écriture libérée des modes et fuyant les protocoles de réception convenus. L'intérêt d'El Maleh pour l'art et la mystique, sa réflexion incessante sur ce que pourrait être un dialogue des cultures en font une figure essentielle du Maroc contemporain. Pour tenter de faire le point sur cette écriture rare et précieuse, nous proposons d'aborder l'oeuvre à travers sa double facette : fiction vs non-fiction. Voici quelques pistes qui pourraient être explorées : · la mémoire à l'oeuvre dans l'écriture maléhienne ; · humour et ironie chez El Maleh : une poétique de la subversion ; · de l'écriture impossible au récit de tous les possibles ; · El Maleh lecteur de ses pairs (Khair-Eddine, Jean Genet, etc.) ; · le jeu de l'intertexte dans la fiction d'El Maleh ; · El Maleh et les arts plastiques ; · El Maleh et la pensée philosophique de son temps. * * * 2月16日 Le cinéma marocain honoré: Le cinéaste N. Lakhmari fêté par l'Association des anciens élèves du lycée Hassan II La salle des professeurs du lycée Hassan II de Safi s'est avérée exiguë
pour contenir tous ces invités hôtes venus spécialement pour participer
à la cérémonie organisée dernièrement en l'honneur du cinéaste
Noureddine Lakhmari. Honoré par l'association des anciens élèves du lycée Hassan II, le récipiendaire, lui-même ancien élève de l'établissement précité, a été reçu par une grande salve d'applaudissements. C'était alors une occasion propice pour les uns et les autres de se remémorer dans la joie et la ferveur tous ces souvenirs du bon vieux temps et se rappeler de cette jeunesse vécue et partagée, des années durant, dans ce lycée où Noureddine Lakhmari a décroché en 1984 son bac scientifique. Lors d'une allocution improvisée à l'occasion, le président de l'association des anciens élèves du lycée Hassan II, Abdelilah Rihani, s'est félicité de cette initiative qui vise à fêter, selon lui, celui que d'aucuns considèrent comme étant l'enfant prodige de la ville et un de ses serviteurs dévoués. La contribution de Lakhmari dans la promotion de l'activité cinématographique a été ressentie, a-t-il précisé, depuis son accession dans le domaine du 7e art à travers un certain nombre d'œuvres ayant enrichi la scène artistique. Lakhmari, toujours souriant et courtois, a répondu à toutes les questions des personnes présentes. Le débat engagé sous forme de question-réponse s'est articulé autour de trois axes bien précis, en l'occurrence le volet artistique et créatif du réalisateur, son enfance et son expérience. En 1984, Noureddine Lakhmari est parti en France pour poursuivre, selon le vœu et l'avis de ses parents, ses études de pharmacie. Il s'est rendu à l'Hexagone en compagnie de certains de ses condisciples présents ce jour-là dans la salle à l'image de Radouane Bendahmane, Ali Atiq, Badreddine Benchaâlane Youssef Chekkouri, Hafid, pour ne citer que ceux-là. Pourquoi des études de pharmacie ? «Eh bien ! C'est parce que cette spécialité me donnait la possibilité, a-t-il dit, de partir en France avec le bénéfice d'une bourse.» Mais, contrairement au vœu de ses parents, c'était le cinéma qui l'intéressait. Il rêvait de devenir cinéaste. Lors de son séjour à Nancy, Noureddine Lakhmari a rencontré une femme de nationalité norvégienne. Cette dernière lui a proposé de l'accompagner à Oslo. Dans cette ville, Noureddine a rencontré alors son ami Laâroussi. En compagnie de ce Safiot, il a mené, deux années durant, une vie de l'émigré marquée par la solitude et la nostalgie. Ces deux éléments ont influé sur les premiers courts métrages et même sur tous les films que Lakhmari a réalisés. En effet, la condition humaine a souvent été sa source d'inspiration. C'était à Oslo que Noureddine Lakhmari a entamé sa carrière de cinéaste après une formation à l'institut cinématographique. Il a réussi l'accès à cet institut grâce à la présentation de deux cours métrages de 9 mm intitulés «Appel à la mort» et «Combat silencieux». Au cours de ce débat mené à bâtons rompus, Noureddine Lakhmari a eu également l'occasion de parler de certains de ses longs métrages à l'image du film «Le regard» dont une grande partie fut tournée à Safi, «Casanegra», un film sur la capitale économique et l'amitié, et «Al Kadia» (l'affaire). Concernant l'absence de Lakhmari lors du festival de Marrakech, ce réalisateur, primé à Dubaî et à Tanger, a précisé qu'il était personnellement présent, mais n'y avait pas participé en raison de l'avis malveillant de certaines personnes qui considéraient «Casanegra» comme étant un film brutal, violent et vulgaire, ce qui n'a rien de vrai. --------------------------------------------- ReconnaissanceAu cours de cette rencontre, où Noureddine Lakhmari a parlé de son expérience dans le domaine de la production et du cinéma, des hommes de culture, des enseignants et plusieurs autres personnalités ont apporté de nombreux témoignages à l'égard de ce cinéaste. Cette rencontre a été clôturée par la remise de plusieurs cadeaux et présents en guise de souvenirs et de reconnaissance au récipiendaire pour tous les efforts que ce dernier ne cesse de déployer pour le bien et l'intérêt de sa ville natale, ainsi que pour son rayonnement.PAR : Salah Zentar 2月14日 Le rap palestinien en vedette. Une soirée sera organisée le 21 févrierEn tournée au Maroc du 6 février au 2 mars 2009 avec le soutien de l'Ambassade de France, le groupe du rap «Gazateam» est attendu à Safi le 21 du mois courant où il aura à se produire dans la soirée à la salle du cinéma Atlantide (19h).
Selon un communiqué adressé par l'Alliance franco-marocaine de Safi au journal "Le Matin", la création du collectif «Gazateam» et son aventure ont commencé en 2005 lorsque le rappeur franco-algérien Naïli a découvert de jeunes talents prometteurs lors d'ateliers pédagogiques sur le hip-hop organisés par le Centre culturel de Gaza. Ces jeunes artistes ont tous été pris en charge par Naïli et son groupe «Naïliklan». Actuellement composé de 5 Français et 3 Palestiniens, le groupe est parvenu ainsi à enregistrer son premier album et à entreprendre une tournée en Europe. Ce même communiqué rapporte que «Gazateam» devait se produire en première partie du rappeur français Médine à l'Elysée Montmartre à Paris le 5 février. Au Maroc, le groupe anime, à l'issue de sa tournée entamée depuis le 2 du mois courant, des ateliers et se produit en concert dans les instituts français et les Alliances franco-marocaines. Il poursuit son périple dans différentes villes du Royaume (Tétouan, Tanger, Kénitra, Oujda et Marrakech) avant d'arriver à Safi le 24 février 2009 où il compte animer au grand bonheur des jeunes et amateurs du rap une soirée exaltante. Cette rencontre artistique avec le groupe «Gazateam» suscitera sûrement l'engouement des grandes circonstances et permettra aux passionnés de venir nombreux admirer ces jeunes artistes et apprécier ce style de musique disco dont les paroles sont récitées sur un fond musical très rythmé. La tournée entreprise devra être bouclée à Agadir où le groupe animera les 26 et 28 février 2009 deux ateliers et se produira le 27 du même mois, à 20h30, à la salle des fêtes de la Municipalité. 2月2日 Rencontre nationale sur «l'alternative au dopage»Le Comité scientifique de l'Association marocaine de sensibilisation aux dangers du dopage dans le domaine sportif a organisé, samedi à Safi, une rencontre nationale sous le thème «Alternative au dopage», avec la participation de chercheurs, médecins et acteurs associatifs du Maroc et de la France.
Intervenant à cette occasion, le président du Comité, Lahcen Karam a indiqué que la recherche d'alternative au dopage sportif tire son importance du fait que les efforts consentis au niveau mondial pour lutter contre ce fléau, à la fois par l'Agence mondiale antidopage ou d'autres institutions, ont tendance à recourir à la punition ou à la répression.
Or, a-t-il souligné, le recours au dopage peut être dicté, dans plusieurs cas, par de nombreuses «bonnes raisons», y compris le stress physique et la douleur résultant de l'entraînement, «des raisons qu'il faut comprendre et auxquelles il faut trouver des solutions dans un cadre strictement juridique». Evoquant le choix de la France comme invité d'honneur de cette rencontre, M. Karam a expliqué que ce pays est considéré parmi les premiers à avoir adopté une loi contre le dopage (en 1965), soulignant que cette loi est aujourd'hui l'une des plus importantes au niveau international. Il a, également, souligné que l'expérience française dans la lutte antidopage et la sensibilisation à ses risques est un modèle et peut servir l'expérience marocaine dans ce domaine. Cette réunion a été marquée par la présentation d'exposés portant sur différentes spécialités en médecine du sport et les derniers moyens de traiter les blessures les plus communes chez les sportifs, la cheville notamment. Par ailleurs, l'Association marocaine de sensibilisation aux dangers du dopage dans le sport, s'est félicitée de la décision Royale de créer un laboratoire de lutte contre le dopage. «Ce laboratoire viendra soutenir l'effort national associatif et officiel déployé pour lutter contre ce fléau», a indiqué l'association dans un communiqué distribué en marge de cette rencontre. MAP Campagne agricole 2008-2009 : Une année prometteuse“L'année 2008-2009 sera la meilleure de ces cinq dernières années et par ricochet cela devrait constituer un tremplin pour la réalisation des objectifs du Plan Maroc Vert", souligne, dans l'anonymat, un proche collaborateur du ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime. Un avis partagé aussi à la Direction Générale de l'Hydraulique. Pour cette dernière, "le Maroc a eu une année pluviométrique exceptionnelle qu'il va falloir capitaliser par une meilleure gestion". Les chiffres confortent cet optimisme. Ainsi au 23 janvier, la moyenne pluviométrique nationale se situait à 370 mm, soit deux fois la moyenne normale et 4 fois plus la campagne précédente. Ce qui s'est traduit par une grande quantité d'eau ayant été déversée dans les barrages de retenue. Ces ouvrages ont atteint un taux de remplissage de 69 %, soit 8,5 milliards de m3 d'eau alors qu'à la même époque, on était à 6,3 milliards de m3, soit 48 %. Certains petits et moyens barrages ont débordé pratiquement. C'est le cas notamment du barrage Hassan Addakhil dont la capacité s'élève à 320,8 millions de m3 et qui affiche 100% contre 46,2% en 2008. De même pour les ouvrages El Kensera, Ibn Battouta, Nakhla. Ou encore le barrage sur oued Za. Certains petits et moyens ouvrages débordent pratiquement. C'est le cas notamment du barrage Hassan Addakhil dont la capacité s'élève à 320,8 millions de m3 et qui affiche 100% contre 46,2% en 2008. De même pour les ouvrages El Kensera, Ibn Battouta, Nakhla. Ou encore le barrage sur oued Za. Toutefois, le niveau reste inégal selon les régions où malgré une hausse des réserves, on constate une manque. C'est le cas notamment d'Al Massira, grand barrage agricole d'une capacité de 2,65 milliards de m3 qui affiche un taux de remplissage de 21,1%. Une amélioration pour d'autres ouvrages qui dominent les régions du Loukkous, le Gharb, Doukkala-Abda ou encore Tadla-Béni Mellal. Amélioration Ces améliorations concernent le barrage Bin El Ouidane qui affiche un taux de remplissage de 60,1% contre 49,2%. Idem pour le barrage Ahmed El Hansali dont le niveau atteint 63,6%, contre 33,3 l'année dernière à la même époque. Ou encore l'ouvrage Idriss 1er qui a presque doublé son score en passant à 91,1% contre 46,2% à la même date en 2008. Pour Al Wahda, autre grand barrage agricole dont la retenue s'élève à 3,7 milliards de m3, le taux de remplissage est passé à 85,3% contre 70,1% l'année dernière. Pour oued El Makhazine, dont la capacité s'élève à près de 700 millions de m3, il est passé à 89,3% contre 49,2% à la même date de l'année dernière. Dans ce contexte, la culture céréalière ne pouvait que se porter bien confirmant ainsi la thèse d'une bonne campagne en cours avec 5 millions d'hectares de blés et d'orges cultivés. À la Division de la culture céréalière, cette embellie pluviométrique permettra l'exécution du Plan Maroc Vert à travers la stratégie mise en place et qui se décline en des Plans Agricoles Régionaux au nombre de 16. Désormais, le maître-mot est progression et intensification. C'est-à-dire une agriculture intensive, solidaire et le transfert là où le besoin (manque d'eau) se fera sentir. La pluviométrie exceptionnelle a également interpellé les hauts responsables du pays. Ainsi il est question de mettre "un système météo hydrologique" destiné à optimiser l'alerte précoce et la prévention des inondations et des phénomènes naturels extrêmes est en phase de développement par le secrétariat d'État chargé de l'Eau et de l'Environnement (SEE). Ce système est conçu conjointement avec la Direction de la Météorologie nationale. Quant à la ministre de tutelle, elle devrait s'expliquer sur ce sujet dans les semaines à venir. In fine, l'amélioration des conditions climatiques semble profiter pleinement à la campagne céréalière nationale. Néanmoins, soutient un professionnel, le renchérissement du coût de certains intrants (notamment le carburant à usage agricole) risque d'entraver le développement des écoulements car "à défaut de mettre en oeuvre un processus d'optimisation de la chaîne de commercialisation, le secteur pourrait perdre en compétitivité en faveur des importations". |
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