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12月31日 Joyeuse Année 2008
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| La semaine allemande à Safi se perpétue au fil des ans et devient pour l'agenda des organisateurs un rendez-vous presque incontournable. Initiée par «l'association Dialogue» de Safi, en collaboration avec l'institut Goethe de Casablanca/Rabat, l'édition de cette année tourne autour du thème «La coopération allemande : perspectives et opportunités». | ||||||||
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| L'Allemagne a donc été à l'honneur du 7 au 12 décembre 2007 à Safi, dans la mesure où cette rencontre, la deuxième du genre, a eu pour effet de favoriser la communication et la coopération entre le Maroc et l'Allemagne dans divers domaines, notamment l'économique, le social et le culturel. La finalité de cette manifestation réside dans la consolidation des rapports entretenus entre ces deux pays qui sont liés par une coopération étroite dans bon nombre de secteurs prioritaires d'intervention et plus particulièrement dans le volet afférent à la protection de l'environnement. Dans une allocution prononcée lors de la cérémonie d'ouverture en présence de l'ambassadeur d'Allemagne au Maroc, le wali de la région a mis l'accent sur les efforts considérables déployés dans ce cadre dans la perspective d'améliorer la qualité de l'air, de l'eau et de rationaliser la gestion des déchets. Une stratégie bien définie a été mise en place pour bien gérer ce dossier environnemental. Il suffit de se référer au projet du plan directeur d'assainissement liquide de la ville, actuellement en cours de réalisation par la RADEES (Régie autonome de distribution d'eau et d'électricité), pour se rendre à l'évidence quant à l'effort substantiel déployé pour améliorer le réseau existant et permettre son extension de manière à généraliser ces équipements de base sur l'ensemble des quartiers de la ville. Ce projet, indique-t-on, porte également sur la réalisation d'une station de traitement des eaux usées avant leur rejet en mer. La réalisation de ce projet qui est dans sa première phase d'exécution suscitera un investissent global de 750 millions de dirhams, dont une partie du financement (12 millions d'euros) sera assurée par la Banque européenne d'investissement (BEI). A propos des déchets solides, le wali a précisé qu'il a été procédé par la municipalité de la ville à la concession de ce secteur à une société privée. La mise en place d'une décharge contrôlée étant déjà projetée, dans le but d'optimiser la gestion de ce type de déchets. Les efforts déployés dans ce cadre sont aussi axés sur la création de zones de verdure et la mise à niveau de l'espace urbain, sans oublier également la réhabilitation de l'ancienne médina. Safi compte également parmi les villes qui ont activement adhéré au programme «plages propres» initié, rappelle-t-on, par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement sous l'égide de S.A.R. la princesse Lalla Hasna. Au niveau de la région, une étude concernant le cadastre des émissions de gaz dans l'atmosphère des villes de Safi et d'El Jadida est en cours de réalisation. Une fois élaborée, cette étude définira les sources de pollution et proposera en même temps un plan d'action permettant de contribuer à la réduction des rejets gazeux émis par les secteurs de l'industrie et des transports. Les villes portuaires ont une mission, dira pour sa part l'ambassadeur d'Allemagne au Maroc, le Dr. Gottfried Haas, qui imagine que cette semaine allemande à Safi, initiée par l'association «Dialogue» et dédiée à l'Allemagne sera d'un succès plus grand encore que celui de la première édition, puisqu'elle s élargit non seulement à la culture, mais s'étend également au secteur de l'économie, de la coopération et à d'autres domaines. La présence effective à Safi de plusieurs personnalités allemandes, dont notamment les représentants de la coopération, de la Chambre du commerce et de ceux de l'institut Goethe a pour but, selon le diplomate allemand, d'affermir les relations et de chercher les points communs de coopération entre la ville de Safi et l'Allemagne. -------------------------------------- Grand succèsLa 2e semaine allemande à Safi a, été d'un grand succès cette année, dans la mesure où elle a su créer tout au long une animation fébrile, marquée par la projection de toute une série de films et la tenue de plusieurs conférences et tables rondes où les intellectuels safiots ont pris part à des débat passionnants sur plusieurs sujets d'actualité dont, à titre d'exemple, le thème de la cohabitation des religions au Maroc présenté par des experts et théologiens musulmans, chrétiens et israélites. | |||||||
| Par Salah Zentar | ||||||||
| · Casablanca, c’est toujours la pagaille · Un chiffre d’affaires d’environ 400 millions de DH pour 40.000 tonnes écoulées · Exiguïté, anarchie, cascade d’intermédiaires… Six heures du matin au port de pêche de Casablanca. Le contraste est saisissant entre les artères de Casablanca, qui sortent lentement de leur sommeil, et le port déjà en pleine ébullition malgré l’heure matinale. Mareyeurs, intermédiaires, transporteurs et autres se bousculent déjà pour prendre chacun sa place. Grouillant d’activité dès les premières heures, le port de pêche est une véritable ruche ce matin. Outre les professionnels, il accueille très tôt une marée de petits transporteurs et de porteurs, une flopée de mendiants, des dizaines de ménagères, des curieux aussi… L’exiguïté des lieux est soulignée par les gros flux de personnes et de marchandises. Des poissons sont étalés à même le sol, parfois à proximité de flaques d’eau stagnante. Des épluchures et des déchets de poissons sont répandus un peu partout. Toutes sortes d’odeurs vous prennent au nez. Les caisses «normalisées» en plastique semblent rares aux côtés des caisses en bois. Celles-ci sont encore prédominantes malgré les appels réitérés de passer aux caisses normalisées. Se retrouver dans cet espace d’hommes donne le vertige aux non-habitués. Narines sensibles s’abstenir. Les relents marins auxquels s’ajoutent des odeurs fortes de poisson pourri et d’eau stagnante créent un cocktail à donner la nausée aux plus résistants. La présence de ce quai sombre et grouillant au coeur de la métropole est tout simplement anachronique. Les produits de mer qui y transitent nourrissent tout Casablanca. Pas moins de 40.000 tonnes y sont débarquées chaque année avec un chiffre d’affaires d’environ 400 millions de DH. Et pourtant, cet espace reste une structure quasi-anarchique. Les professionnels pointent du doigt le manque de sécurité comme l’hygiène qui laisse à désirer. Se frayer un chemin au milieu de tout ce monde et toutes ces caisses relève du parcours du combattant. Outre le sol glissant parsemé de flaques d’eau vaseuses, il faut aussi faire attention aux bousculades des habitués des lieux: grossistes, poissonniers, restaurateurs et autres détaillants, qui semblent livrer une course contre la montre. Une trentaine de chalutiers et autant de sardiniers approvisionnent la criée chaque jour. Les premiers bateaux accostent dès les premières lueurs de l’aurore. Certains sont encore là après avoir débarqué leurs marchandises. Sur le quai, des camions frigorifiques font face à la mer. Venant du sud du pays (El Jadida, Safi, Essaouira, Dakhla, …), ils sont chargés de différentes sortes de poissons, du plus coûteux au plus commun (sardine, maquereau, anchois...). Ce poisson est soit de transit, débarqué dans un autre port et acheminé à Casablanca pour une première vente, soit de deuxième vente et il a déjà fait l’objet d’une première vente dans un autre port. Le poisson pêché dans la zone côtière de la métropole ne suffit pas à satisfaire la demande des Casablancais. Ce sont les différentes variétés de poissons qui proviennent chaque jour par centaines de tonnes de différentes autres villes côtières du Maroc qui aident à y répondre. Six heures 30 minutes du matin. La criée, c’est-à-dire la vente aux enchères du poisson, a démarré depuis une bonne vingtaine de minutes. «C’est la tradition, depuis toujours, la criée est lancée à l’aube, juste après la prière du Sobh, soit autour de 5h l’été et 6h l’hiver», explique Saïd Drissi, adjoint du délégué régional de l’ONP à Casablanca. Les crieurs présentent les lots aux différents mareyeurs qui font monter les enchères. C’est donc le plus offrant qui emporte les lots en question. Des grossistes, poissonniers, détaillants, restaurateurs, composent les rangs de clients. Ces derniers sont tous identifiés et connus. Ne peut participer aux enchères qui veut. «Tout acheteur doit être connu. Il doit, en outre, déposer une caution dont la valeur est fonction de son activité», explique Drissi. Quatorze des 16 carreaux, espaces réservés à l’étalage des bacs de poissons, qui composent la halle au poisson, sont déjà bien garnis. Disposées selon un ordre bien établi, les caisses de poissons présentent aux acheteurs leur contenu varié et riche: merlan, crevettes, soles, pageots, rougets... Les caisses des différentes espèces, organisées en lots, attendent chacune son tour pour être présentées aux enchères. La fraîcheur et la qualité seront des déterminants pour un meilleur prix de vente à la criée. Celle-ci commence descendante avant de redevenir ascendante jusqu’à adjudication. Haj Hanafi, un des anciens crieurs, stylo et bloc-notes à la main, accompagné d’un jeune pointeur, anime la vente. Celle-ci est suivie de très près par un représentant de l’armateur. En jeu, un lot d’une dizaine de caisses de crevettes. La transaction s’annonce serrée. Des ordres et des chiffres fusent de toute part. Le brouhaha et l’animation de la halle déjà forts montent encore d’un cran. Une dernière offre est formulée. Plus de surenchère. Le lot est adjugé. Mais l’adjudicataire n’est apparemment pas satisfait: il estime sans doute y être allé un peu vite. Trop tard pour lui, la vente est conclue. Elle est consignée par le pointeur. Aucun retour en arrière n’est possible. Dès l’aube, caisses de crevettes, de merlan ou sardines sont négociées dans une atmosphère frénétique, virile et imprégnée de puissants relents marins. Ce grand show matinal ne dure que l’espace de quelque trois quarts d’heure, voire une petite heure, rarement plus sauf en cas d’abondantes quantités débarquées. Un grand marché, en somme, où différents intervenants «débarquent» dès les premières lueurs de la journée. C’est ici aussi que des centaines de vendeurs viennent s’approvisionner en gros pour revendre à la caisse ou au kilo. Certains revendeurs mettent sur place à la vente les bacs qu’ils ont achetés aux enchères. Très vite, ils font monter le prix, surtout s’ils arrivent à monopoliser l’une ou l’autre variété de poissons. Ainsi, des crevettes achetées à près de 200 DH le bac, sont tout de suite écoulées à 300 DH, voire plus. Au sortir de la halle aux poissons, d’autres revendeurs commercialisent leur pêche au kilo. Ce qui fait monter davantage les prix. Comme dans tout marché, le port a aussi ses spéculateurs, dits aussi chennaka. Ces derniers, assez nombreux (jusqu’à 40% de l’ensemble des intervenants), achètent à la criée pour revendre plus loin au prix fort. Il y a aussi des semi-grossistes. Mais le gros du business passe par les mareyeurs, chaînon indispensable de la filière entre l’offre des pêcheurs et la demande des consommateurs. Ils achètent leurs lots de poissons à la criée pour les revendre en gros. Ce sont eux qui dominent le marché de la 1re vente. Les poissons achetés par les mareyeurs peuvent être acheminés vers une vente ambulante, mais la plupart des produits de la pêche sont confiés aux transporteurs qui les acheminent à leurs destinataires, grossistes, distributeurs, poissonniers. Non seulement à travers tout le Maroc, mais aussi vers l’étranger, dans le cas où les produits sont exportés. Chaîne de froid, le maillon faible
Une flopée de petits métiers
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| Plus de cents handicapés démunis de la province de Safi, dont des enfants et des femmes, ont bénéficié mercredi, d'une opération de distribution de chaises roulantes et d'équipements médicaux, au siège de l'Association d'aide aux handicapés du sud du Maroc. | ||||||||
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| Organisée en présence de l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique au Maroc, Thomas Riley et de son épouse, et le directeur général du groupe McDonald's Maroc, cette opération humanitaire permettra aux bénéficiaires plus de mobilité et donc de liberté et d'autonomie d'action. Initiée en partenariat avec la fondation Hassan II pour les handicapées et le groupe McDonald's Maroc, cette opération porte sur la distribution de 26 prothèses médicales d'un montant de près de 84 mille dirhams, de 68 chaises roulantes et de 12 poussettes pour enfants handicapés. Cette opération est la troisième du genre effectué par la fondation, après une première à Marrakech en faveur de 89 handicapés et une autre à Rabat au profit de 31 personnes, portant le nombre de bénéficiaires cette année à 146 personnes. Lors de cette cérémonie présidée par le wali de la région Doukkala-Abda et gouverneur de la province de Safi, Larbi Sabbari Hassani, les intervenants ont salué la participation du groupe McDonald's Maroc à une telle action sociale en faveur des couches démunies, annonçant la poursuite de cette initiative par d'autres opérations dans l'avenir. | |||||||
| Par MAP | ||||||||
| Le port de Safi a enregistré un trafic global 4,799 millions de tonnes au cours des dix premiers mois 2007, en hausse de 5,43% par rapport à la même période de l'année précédente, selon les statistiques de l'Agence nationale des ports à Safi. | ||||||||
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| Durant le mois d'octobre dernier, ce trafic (mines et diverses marchandises) a atteint 560.496 tonnes, contre 489.721 tonnes en 2006 (+14,45%), ajoute la même source. S'agissant de la répartition du trafic portuaire par opérateurs, on précise que le trafic global réalisé par l'Office chérifien des phosphates (OCP), le premier opérateur du port, a connu une évolution de 10,14 sur les dix premiers mois de l'année, avec 2,372 millions de tonnes. Quant au tonnage manipulé par la société Marsamaroc Safi (Agence d'exploitation des ports), il a connu une stagnation, avec 2,097 millions de tonnes en 2007, contre 2,106 millions au cours du dernier exercice. En ce qui est de l'Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL), le trafic a enregistré une hausse spectaculaire de l'ordre de 41,42%, passant ainsi de 72.335 tonnes pendant les dix premiers mois 2006 à 88.209 tonnes cette année. Il a porté principalement sur l'importation des céréales. | |||||||
| Par MAP | ||||||||
Le cavalier Abdelkebir Ouddar a remporté le Grand Prix SAR la Princesse Lalla Amina de saut d’obstacles, comptant pour le concours officiel organisé ce week-end par le club d’équitation de Safi.
Ouddar, montant le cheval "Kaline", a fait un parcours sans faute dans un temps de 30 sec 95/100, devant le lieutenant-colonel Hassan Jabri qui, sur le cheval "Jiana", a lui aussi fait un parcours sans faute en 31 sec 12/100. Idriss Tawi, montant le cheval "Fief", a pris la troisième place en 31 sec 73/100.
A l’issue de cette manifestation, des prix ont été remis aux trois premiers par le gouverneur de la province de Safi, M. Larbi Sabbari en présence du président du club d’équitation de Safi et d’autres personnalités.
| La ville de Safi abrite, du 7 au 12 décembre, la deuxième semaine allemande qui sera organisée cette année sous le thème "La coopération maroco-allemande : Perspectives et opportunités". | ||||||||
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| Le programme de cette manifestation, initiée par l'Association "Dialogue" en collaboration avec l'ambassade d'Allemagne au Maroc et l'Institut Goethe, comprend plusieurs activités à caractère culturel, artistique, économique et social. Ainsi, une exposition des classiques du cinéma allemand (de 1930 à 1945) sera tenue à la salle "Al Afrah" où seront également projetés les films "Plus fort de la peur", du réalisateur Ulrike Westermann, "D'où viens-tu collègue ?", de Thomas Adebahr et "A chacun son secret" de Marc Bauder. Le programme prévoit aussi une lecture animée de l'auteur et journaliste allemand résidant au Maroc, la présentation de la pièce théâtrale "Les oiseaux immigrés", et une soirée de musique andalouse. Cette manifestation qui sera ouverte vendredi prochain prévoit, en outre, la tenue d'une table ronde sur "La cohabitation des religions du Maroc" avec la participation d'experts et de religieux des trois religions monothéistes. Au volet économique, il est programmé une conférence sur "La coopération maroco-allemande" dédiée aux PME marocaines, avec la participation de la Chambre allemande d'industrie et de commerce, l'Agence allemande de la coopération technique "GTZ" et le Centre régional d'investissement (CRI) de Doukkala-Abda. Sur le plan social, en plus de consultations médicales, il sera procédé à la distribution de lunettes aux élèves malvoyants de plusieurs établissements scolaires de la ville de Safi. | |||||||
| Par MAP | ||||||||
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