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10月31日 La construction d'une autoroute côtière reliant El Jadida à Essaouira via Safi sera lancée au début de l'année prochaine, a annoncé le président du Conseil de la région Doukkala-Abda, M. Mohamed Karim.
Cet important projet, auquel la région Doukkala-Abda y contribue avec une enveloppe de 20 milliards de centimes, sera réalisé en partenariat avec la région Marrakech-Tensift-El Haouz et le ministère de l'Equipement et du Transport, a déclaré à la MAP, M. Karim.
Outre la mise en place de ce projet, les deux régions s'attelleront également à réaliser un autre projet portant sur l'extension de la route entre Safi et Marrakech, a-t-il précisé.
La construction de l'autoroute El jadida-Safi s'inscrit dans le cadre de l'engagement du gouvernement à mettre en oeuvre le 2ème plan structurel des autoroutes visant la réalisation de 380 km de nouvelles autoroutes.
L'autoroute El Jadida-Safi constitue, en outre, une valeur ajoutée à la dynamique de développement économique que connaît la province de Safi et jouera un rôle important pour drainer les investissements dans cette ville à très fort potentiel économique, a-t-il ajouté.
Le directeur du Centre régional d'investissement (CRI) de la région Doukkala-Abda, M. Mohamed Lamrabet a, pour sa part, affirmé que ce projet répond aux attentes des investisseurs, exprimant son souhait de voir cette nouvelle autoroute constituer le prélude d'une série d'autres projets, particulièrement dans le domaine du transport maritime et aérien.
Evoquant les retombées bénéfiques de ce projet, M. Lamrabet a fait état, entre autres, du renforcement de la complémentarité économique entre les deux pôles El Jadida et Safi.
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· Elle est constituée à 80% de simples canots
· Les conserveries aussi innovent peu
ON ne le dira jamais assez : l’industrie de conserves de poissons est un potentiel énorme pour le développement socioéconomique de Safi. Seulement de nombreuses contraintes freinent cette croissance. Des contraintes qu’on retrouve tout au long de la filière. Mais c’est surtout au niveau de la flotte de pêche que le bât blesse. En effet, celle-ci est vétuste et constitue un obstacle majeur à l’amélioration de la compétitivité du secteur. A noter que la flotte en activité à Safi (chiffres de 2006) s’élève à 1.213 unités dont 255 bateaux de pêche côtière et 958 barques de pêche artisanale. En d’autres termes, l’armada de Safi est constituée à plus de 80% de simples canots de pêche et dont la capacité reste modeste. Aussi, l’insuffisance des captures est due essentiellement à la faiblesse du degré d’autonomie de la flottille. Les canots de pêche artisanale ne peuvent rester à flot que durant une journée, deux maximum. D’autre part, les bateaux de pêche côtière de grande autonomie avec une importante capacité de stockage et de congélation ne représentent que 25% de toute la flottille. Donc même si l’industrie a réalisé d’importantes avancées en opérant sa modernisation à partir des années 80, en amont la flotte côtière a peu évolué. En clair, la capacité et les équipements dont elle dispose ne permettent pas encore d’accompagner l’industrie. De leur côté, les conserveries de Safi manquent d’innovation. En effet, leurs activités se limitent dans la fabrication des boîtes de conserve du poisson pélagique. Alors que la valorisation des produits de la mer constitue une source de revenus très importante dans d’autres régions du monde. C’est le cas des conserveries françaises de Boulogne-sur-mer qui produisent une grande variété de poissons et de fruits de mer conditionnés en conserve ou en plats préparés. Bref, l’industrie de pêche à Safi n’est pas diversifiée et reste orientée essentiellement vers la conserve traditionnelle.
PAR :Mohamed RAMDANI | 10月30日
SAR la Princesse Lalla Hasna a présidé, dimanche à El Jadida, la cérémonie d'inauguration du Village d'enfants SOS, réalisé par l'Association marocaine des Villages d'enfants SOS, pour un coût global de 12 millions de DH.
A son arrivée, SAR la Princesse Lalla Hasna a passé en revue un détachement de la garde municipale qui rendait les honneurs avant d'être saluée par Mme Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Mme Amina Benkhadra, ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Larbi Sabbari Hassani, wali de la région de Doukkala Abda et gouverneur de la province de Safi, Mohamed Karim, gouverneur de la province d'El Jadida, Amine Demnati, président de l'Association marocaine des Villages d'enfants SOS, Mohamed Karim, président de la région de Doukkala-Abda, Mohamed Abou Al Faraj, président de l'Assemblée provinciale d'El Jadida et MJamal Ben Rabiaa, président du Conseil municipal de la ville.
Son Altesse Royale a été également saluée par Philippe Berbieux, membre du Conseil d'administration de l'Association SOS villages d'Enfants-France et d'autres membres du Conseil d'administration de l'Association marocaine.
Après avoir coupé le ruban symbolique, Son Altesse Royale a suivi des explications sur ce village, le quatrième du genre, réalisé sur une superficie totale de 7.300 m2, par l'Association marocaine après ceux d'Aït-Ourir, Imzouren et Dar Bouâzza.
Par la suite, SAR la Princesse Lalla Hasna a effectué une tournée dans les différentes dépendances de ce village, notamment dans l'un des 12 logements familiaux entièrement équipés (133 m2 chacun) que compte le village.
Le nouvel établissement se compose de quarte bâtiments, dont un administratif et trois autres réservés aux 12 logements familiaux, des ateliers éducatifs et des arts plastiques, d'informatique et de musique, des salles polyvalentes et de psychomotricité, une bibliothèque et un espace de jeux.
Il accueille dans une première phase 66 enfants, dont des orphelins et des enfants abandonnés âgés de 1 à 8 ans, venus de différentes villes du Royaume à savoir Casablanca (35), Agadir (16), El Jadida (6), Marrakech (3), Fès, Béni Mellal et Taza (2 enfants chacune).
Situé au cœur de la ville d'El Jadida, le village vise à faciliter à ses résidents l'intégration dans leur environnement et à leur permettre de bénéficier de la proximité des établissements d'éducation et des centres d'assistance médicale.
SAR la Princesse Lalla Hasna a, ensuite, suivi des spectacles de chants et de danse ainsi que des pièces théâtrales présentés par les enfants du village avant de procéder à la remise d'attestations à trois mères SOS représentant les villages d'Imzouren, Aït-Ourir et El Jadida.
S'exprimant lors de la cérémonie d'inauguration, M. Demnati a indiqué que ce projet qui vient renforcer les réalisations de l'Association marocaine des Villages d'enfants SOS, s'inscrit au cœur de l'Initiative nationale pour le développement humain et dans ½la dynamique que connaît actuellement le Maroc dans le domaine social.
"Nous sommes tenus de consolider cette dynamique afin de contribuer au développement durable pour permettre à chacun de nos enfants d'accéder à une vigne digne", a-t-il dit.
M. Demnati a en outre annoncé que les travaux de construction d'un cinquième Village d'enfants SOS sont en cours dans la ville d'Agadir, relevant que la capacité d'accueil de ce village devrait atteindre 96 enfants en 2009.
Pour sa part, Rachel Bourget, directeur général de SOS Kinderdorf International pour le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, a noté que le village d'El Jadida est unique en Afrique, compte tenu de son positionnement au cœur du périmètre urbain, soulignant que ce projet est le fruit de l'expérience de l'association marocaine des Villages d'enfants SOS et du soutien des différents partenaires.
Il a passé en revue les objectifs de ce projet qui vise à répondre à la prise en charge familiale, faciliter l'intégration des jeunes dans leur environnement social et professionnel et développer les compétences des mères SOS en vue de les rendre autonomes.
De son côté, M. Barbieux s'est félicité des efforts déployés par les différents partenaires, tant au Maroc qu'en France, pour faire aboutir ce projet, saluant par la même occasion la contribution de la municipalité d'El Jadida qui a mis à disposition un lot de terrain pour la réalisation de ce village.
Placée sous la présidence d'honneur de SAR la Princesse Lalla Hasna, l'Association marocaine des Villages d'enfants SOS est membre de la fédération internationale des Villages d'enfants SOS présente dans 132 pays.
| MAP 10月25日
Une délégation de la ville française de Montereau (60 km au Sud de Paris) se rendra le 31 octobre à Safi pour finaliser le jumelage entre les deux cités, apprend-on auprès de la mairie.
Lors de cette visite, la délégation monterelaise, conduite par le député-maire Yves Jégo, aura notamment des entretiens avec le wali de la région Doukkala-Abda et gouverneur de la province de Safi et visitera la bibliothèque régionale et la conserverie "Midav".
En vertu d'un acte de jumelage signé en 2005, Safi et Montereau s'étaient engagées à favoriser les échanges entre leurs habitants dans différents domaines pour "développer le sentiment vivant de la fraternité" et à conjuguer leurs efforts afin d'aider au "succès de cette nécessaire entreprise de paix et de prospérité".
La coopération entre les deux villes remonte à 2004 où plusieurs actions ont été menées dans les domaines économique, culturel, éducatif et sportif, dont la visite d'une délégation de l'Association "Hawd Assafi" à Montereau, la participation de la délégation régionale de l'artisanat au "Village du Maroc" à la 64e Foire de la Saint-Parfait et d'élus et chefs d'entreprises safiots aux "Journées internationales" de Montereau, ainsi que l'accueil de 21 élèves marocains dans des familles monterelaises.
Ces actions ont porté également sur le séjour d'une équipe de football de moins de 15 ans de Montereau à Safi et l'acheminement de matériel médical pour l'hôpital Mohammed V et de matériel pédagogique pour l'Association des enfants malvoyants de la cité marocaine.
MAP
Le Premier ministre, Abbas El Fassi, a indiqué que le volume d'investissement prévisionnel devra doubler par rapport au niveau atteint ces dernières années, affirmant que le gouvernement agira pour donner une nouvelle impulsion aux grands chantiers en vue d'assurer un véritable décollage économique.
Présentant mercredi le programme gouvernemental devant la Chambre des représentants, M. El Fassi a passé en revue les chantiers d'envergure placés parmi les priorités de l'action gouvernementale pour la période à venir, à savoir le renforcement des infrastructures, l'eau, l'énergie, l'accès au logement, la promotion de l'investissement et des exportations, les mines, la pêche maritime, le tourisme, l'artisanat, l'agriculture et le soutien à l'entreprise.
Concernant le renforcement des infrastructures de transport, a expliqué M. El Fassi, le gouvernement veillera à parachever le premier plan structurel autoroutier avec la réalisation des tronçons Marrakech-Agadir et Fès-Oujda, ce qui permettra à porter à 1.500 km d'autoroutes à l'horizon 2010.
De même, a-t-il ajouté, il sera procédé à la mise en œuvre du deuxième plan structurel autoroutier avec le lancement des travaux de réalisation de 380 km d'autoroutes.
Il a précisé que la ville de Béni Mellal sera reliée au réseau autoroutier et qu'il sera procédé au renforcement de la capacité de l'axe Casablanca-Rabat et au lancement des travaux de réalisation du tronçon El Jadida-Safi.
Pour ce qui est de la rocade méditerranéenne Tanger-Saïdia, le Premier ministre a relevé que le dernier tronçon de cet important projet sera fin prêt à l'horizon 2011.
Le Premier ministre a, d'autre part, souligné la détermination du gouvernement à accélérer la réalisation des routes rurales afin de passer de 1.500 km à 2.000 km par année, ce qui permettra l'achèvement du second Programme national des routes rurales (PNRR) et le désenclavement de 80% de la population rurale à l'horizon 2012.
Dans le secteur du transport ferroviaire, M. El Fassi a indiqué qu'il est prévu le parachèvement des travaux de réalisation de la ligne Taourirt-Nador et la liaison du port Tanger-Med au réseau ferroviaire en 2008, ajoutant qu'il sera procédé également au lancement en 2009 des travaux de construction du premier tronçon de la ligne TGV (Train à grande vitesse) Tanger-Casablanca.
Il a aussi fait savoir que l'action du gouvernement dans le secteur portuaire sera axée sur l'achèvement du premier terminal à conteneurs et du port passager et roulier de Tanger-Med, ainsi que du deuxième terminal à conteneurs à l'horizon 2012, ce qui, a-t-il dit, permettra au Royaume de se doter de l'un des plus importants complexes portuaires au monde.
Dans le secteur hydrique, le gouvernement poursuivra la mobilisation des eaux superficielles à travers la réalisation de 10 grands barrages et de 60 autres d'ampleur moyenne et petite d'ici à 2012, a-t-il noté, évoquant à ce propos le démarrage des travaux dans les grands chantiers visant le transfert de l'eau entre régions.
Côté énergie, M. El Fassi a affirmé que le gouvernement poursuivra la stratégie visant à garantir l'approvisionnement en énergie, la diversification de ses ressources, la généralisation de l'accès à l'énergie au moindre coût, l'amélioration de l'efficacité de la gestion du secteur, l'utilisation des énergies renouvelables, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre du programme national d'efficacité énergétique, afin de réaliser des économies de 15% de la consommation nationale d'énergie.
Dans le souci d'assurer un approvisionnement régulier du marché national en produits pétroliers, a dit M. El Fassi, le gouvernement poursuivra ses efforts pour le développement des infrastructures pétrolières, la modernisation et la mise à niveau des installations de raffinage et le renforcement des capacités d'accueil et de stockage.
Dans le domaine de l'environnement, il a souligné que le gouvernement procèdera à la dynamisation du Plan d'action national pour l'environnement et accordera une attention particulière à la mise en œuvre du plan relatif à l'assainissement liquide et solide, à la lutte contre la pollution de l'air, à la désertification et au programme de protection des forêts et du littoral.
Pour M. El Fassi, le Maroc est appelé à mettre à profit sa position géostratégique pour s'ériger en plate-forme d'investissement et d'exportation à même de drainer les capitaux étrangers.
Sur les plans régionaux et des espaces territoriaux, le Premier ministre a noté que la réflexion sera articulée autour de la mise en place d'une nouvelle génération de contrats-programmes sectoriels intégrés, dans le respect des spécificités économiques de chaque région.
Dans le domaine de la pêche maritime, a-t-il relevé, le gouvernement entend adopter une politique intégrée pour le développement de ce secteur, tenant compte des spécificités nationales et de la concurrence sur le marché international.
Pour le développement du secteur touristique, il sera procédé à la dynamisation du plan national destiné à promouvoir le secteur conformément à la vision 2020 et à l'accompagnement des contrats-programmes visant à porter de 150.000 à 265.000 lits la capacité d'accueil à l'horizon 2012. Cette action, a-t-il dit, permettra de générer plus de 80.000 emplois directs et d'augmenter les recettes touristiques de 60 milliards de DH actuellement à 90 milliards de DH à l'horizon 2012.
L'action du gouvernement en matière d'artisanat sera axée sur la mise en œuvre de la stratégie 2015 et la dynamisation de l'Observatoire national de l'artisanat pour assurer le suivi du secteur, a-t-il fait remarquer.
Par ailleurs, il a insisté sur l'attention particulière accordée par le gouvernement au développement du monde rural et à la diversification des sources de revenus de la population rurale. A cet égard, M. El Fassi a mis l'accent sur l'impératif de reconsidérer et de réformer la politique adoptée dans le secteur agricole et d'élaborer une nouvelle stratégie nationale qui tienne compte des contraintes liées aux aléas climatiques et à la sécheresse structurelle, à travers la promotion des cultures maraîchères, de l'élevage et des activités non agricoles.
Au volet de l'appui aux entreprises, il a indiqué que le gouvernement s'emploiera à alléger le fardeau fiscal qui pèse sur les entreprises en vue d'en améliorer la compétitivité et la capacité d'investissement, relevant que cette réforme implique la mobilisation des opérateurs du secteur privé, des associations professionnelles pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscales.
Afin d'accompagner les programmes des secteurs gouvernementaux dans le cadre de l'économie sociale et ceux de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), M. El Fassi a affirmé que le gouvernement est déterminé à assurer le développement du secteur à travers la promotion des activités génératrices de revenus aux plans régional et local et la mise à profit des potentialités humaines et naturelles de chaque région.
MAP
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· Un CA à l’export de 30 millions de DH pour la première année
· Plus de 1.200 emplois créés
LES responsables du groupe espagnol Fulgencio SPA sont contents. Le projet agricole Safiland qu’ils ont lancé il y a moins d’un an dans la région de Safi, donne satisfaction. Mené en partenariat avec la société Devico (productrice de la marque Aïcha), ce dernier génère aujourd’hui un chiffre d’affaires à l’export de 30 millions de DH. Et près de 5 millions de produits maraîchers sont exportés sur les marchés étrangers, principalement en Grande-Bretagne et Allemagne. Les terres de Safiland s’étendent sur 250 hectares dont 135 exploités sous serres. Le projet a nécessité un investissement de 100 millions de DH, terrain et équipements compris. Le conditionnement des produits se fait sur place. Il s’agit essentiellement de tomates (ronde, grappe et cerise), de haricots verts, concombres et poivrons. «Des extensions de serres avec des investissements de l’ordre de 25 millions de DH sont prévus d’ici la fin de l’année», indique la direction de Safiland. Le lancement du projet a été bénéfique pour la population de la région, en particulier pour les habitants de la commune rurale de Touabet, située à 60 Km au sud de Safi. En effet, Safiland emploie actuellement plus de 800 ouvriers agricoles permanents. Et près de 1.200 personnes en haute saison. La main-d’œuvre est composée à 80 % des paysannes de Touabet. Grâce à ce projet, elles ont considérablement amélioré leur niveau de vie et celui de leurs familles. Cette amélioration se traduit aussi dans le taux de scolarisation des enfants, plus important cette année. Par ailleurs, l’offre en main-d’œuvre devrait se développer après l’extension de la ferme agricole. Plus de 600 nouveaux emplois sont promis. Ce qui encourage les hommes du village -partis travailler à Agadir- à revenir chez eux.
Par :Mohamed Ramdani | 10月24日
Les infrastructures du port de Safi ont été renforcées récemment par l'acquisition d'équipements modernes de chargement, de débarquement et de remorquage de navires, pour 215 millions de DH.
Les équipements acquis au profit de la société "Marsa Maroc" comportent un remorqueur classé Haute Mer d'une force motrice de 3.060 CV, pour 58 millions de DH, indiquent des données de l'agence nationale (ANP-direction de Safi).
Ce remorqueur permettra d'améliorer la capacité de tractation au port de Safi et le dispositif de sécurité au port, d'aider à la navigation en Haute Mer, de préserver l'environnement et de lutter contre l'incendie grâce aux équipements dont est doté ce nouveau remorqueur.
Il a été également procédé à l'achat de deux nouvelles grues de 40 tonnes avec aménagement des voies de roulements, pour un montant de 75 millions de DH.
Leur productivité est de 500 tonnes par heure.
Ces grues permettront au port de Safi d'être au diapason des standards internationaux, d'améliorer la productivité de la manutention au môle de commerce, manipuler les colis lourds, réduire le délai de séjour des navires à quai et de préserver l'environnement en limitant le dégagement des poussières.
Le matériel acquis comporte en outre un nouveau portique à minerais avec aménagement des voies de roulement au quai de Rive (82 millions de DH). D'une capacité de 28 tonnes, sa productivité est de 700 à 1.400 tonnes par heure.
Le nouveau portique permettra d'accroître la productivité pour répondre aux attentes du client de l'OCP, de réduire le délai de séjour des navires à quai, de préserver l'environnement et de lutter contre l'incendie.
Par la MAP 10月22日
Le Haut commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération a organisé, vendredi à Safi, une cérémonie en hommage à deux figures de proue du mouvement national et de la résistance : Mohammed Mjid et Hassan Jarmouni pour mettre en exergue leur noble contribution à la défense de la liberté, l'indépendance du Maroc et le recouvrement de la souveraineté nationale.
Présidant la cérémonie, Mustapha El Ktiri, Haut commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération, aux côtés notamment du wali de la région de Doukala-Abda et gouverneur de la province de Safi, Arbi Sebbari, a insisté sur les qualités humaines et les actions nobles de ces deux symboles de la résistance pour le combat national en vue du recouvrement de la souveraineté et de l'indépendance du Maroc.
"MM. Mjid et Jermouni sont un symbole toujours vivant qui, par l'empreinte laissée par leurs mains propres, ont marqué l'histoire du Maroc et demeurent attachés à leurs convictions et principes en dépit des exactions commises à leur encontre par le colonisateur", a ajouté M. El Ktiri.
Le Haut commissaire aux anciens résistants a passé en revue quelques pages du combat national de M. Mjid qui, a-t-il rappelé, "issu d'une famille patriotique et musulmane, était un résistant qui a consacré sa vie à de nobles actions, dans différents domaines, au service de la nation".
Il a en outre indiqué que "M. Mjid a joué un rôle important pour sensibiliser à l'esprit d'abnégation et de sacrifice au service de la patrie, à travers plusieurs activités sportives qu'il a conduit au niveau des quartiers populaires des villes de Safi, Marrakech, Fès, Casablanca, aidé dans sa mission par les camardes du combat national dont les combattants Fquih Serguini, Mohamed Belkhdir et Mohamed Bennani".
Le résistant Hassan Jarmouni, quant à lui, commerçant au départ, s'est orienté ensuite vers le domaine maritime, et notamment la fabrication des bateaux de pêche, a rappelé M. El Ktiri.
"M. Jermouni a, également, contribué à la sensibilisation des travailleurs, des pêcheurs et des artisans à la défense de la cause de l'indépendance, en mettant à la disposition des résistants tous les moyens nécessaires, et au lendemain de l'exil de feu S.M. Mohammed V, il était parmi ceux qui ont manifesté contre l'occupant et joué un rôle déterminant dans les grèves des pêcheurs ayant frappé le port de Safi pour protester contre la détention de plusieurs combattants, ce qui conduit à son emprisonnement", a-t-il poursuivi.
De son côté, le wali de la région de Doukala-Abda et gouverneur de la province de Safi, s'est félicité de cet hommage rendu à deux symboles de la résistance, qui "en même temps, a-t-il estimé, est un hommage à tous les habitants de la province de Safi pour leur contribution au combat de l'indépendance".
En clôture de cette cérémonie, qui s'est déroulée en présence d'une pléiade des membres de la résistance et de l'armée de libération et d'autres personnalités, le Haut commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération et le wali de la région de Doukala-Abda et gouverneur de la province de Safi ont offert des présents symboliques à MM. Mjid et Jarmouni.
Des aides sociales et financières ont également été accordées à 30 membres de la famille de la résistance dans la province de Safi.
MAP 10月19日
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· Des professeurs bénévoles sollicités
· Bicyclettes et cartables distribués
La caravane itinérante de la lutte contre l’analphabétisme et de l’abandon scolaire dans le milieu rural a démarré son long périple. Le coup d’envoi a été donné la semaine dernière dans la province de Safi. Pour l’occasion, les enfants des douars de Safi, Had Hrara et Jamaat Shaim, ont bénéficié de bicyclettes, cartables garnis et d’imperméables. L’objectif de l’opération est d’aller à la rencontre des populations des douars les plus enclavés. La caravane est organisée par l’académie Doukkala-Abda en partenariat avec la wilaya. Elle bénéficie aussi du soutien logistique des deux délégations du ministère de l’Education nationale (MEN) de Safi et d’El Jadida. L’académie prévoit de dispenser 30.000 heures gratuites au profit des populations ciblées au niveau de toute la région. Aussi, un appel est lancé auprès des enseignants. Il leur est en effet demandé de dispenser bénévolement des cours. «Si la société civile s’implique, on pourra éradiquer l’illettrisme», souligne Mohammed El Maâzouz, directeur de l’académie. A noter que Larbi Sebbari Hassani, wali de la région Doukkala-Abda et gouverneur de Safi s’est engagé a dispenser des cours dans une classe. La caravane ciblera en priorité le cercle de Had Hrara. Cette région rurale compte quelque 85.650 habitants dont 34.534 analphabètes, soit un taux de 64%. Ainsi, 3.951 enfants et adultes pourront bénéficier des programmes de scolarisation prévus cette année. Dans le cercle d’Abda qui compte 118.687 habitants dans sept communes, le nombre de personnes analphabètes est de 45.520, soit un taux de 61% environ. Là, la caravane profitera à quelque 5.206 personnes. Par ailleurs, la région compte 22 maisons de l’étudiant et de l’’étudiante. Cinq autres établissements similaires sont en projet pour cette année. Par ailleurs, la construction de deux écoles intégrées est aussi en cours pour faire face au phénomène de l’abandon scolaire en bas âge.
Par: Mohamed RAMDANI | 10月17日
Une cérémonie sera organisée, le 19 octobre à Safi, en hommage à Mohammed Mjid et Hassan Jarmouni, deux figures de proue du mouvement national et de la résistance, a annoncé le Haut commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération, initiateur de cet événement.
Cette cérémonie, qui aura lieu au siège de la wilaya de la région Doukkala-Abda et de la province de Safi, s'inscrit dans le contexte des efforts louables consentis par le Haut commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération pour mettre en exergue les significations profondes du processus de la liberté et de l'indépendance, marqué par les empreintes des pionniers du patriotisme.
Elle sera également une occasion pour "souligner les vertus et les qualités de cette génération de militants de la première heure qui ont écrit les annales de la lutte nationale avec des symboles de bravoure, de loyauté et de dévouement au service des intérêts supérieurs de la patrie", indique un communiqué du Haut commissariat.
En consacrant cette noble tradition, le Haut commissariat exprime sa reconnaissance et son admiration pour le parcours remarquable de ces deux symboles du patriotisme et de la citoyenneté, "tout en mettant en évidence les valeurs sacrées propres à éclairer les esprits des générations montantes, de leur dispenser les profonds enseignements et la grande portée de notre glorieuse histoire".
"Les actes de militantisme de Si Mohamed Mjid et Si Hassan Jarmouni sont reconnus et éminemment appréciés à Casablanca où ils ont joué un rôle des plus actifs dans l'éveil des consciences et la vulgarisation des idées et idéaux de patriotisme et dans la propagation de l'enthousiasme populaire notamment dans la région de Abda où ont été formés d'éminents nationalistes dont certains ont été parmi les signataires du Manifeste de l'Indépendance du 11 janvier 1944", souligne le Haut commissariat, notant qu'à travers une telle initiative, il tient à "conforter les convictions de la jeunesse d'aujourd'hui, à la sensibiliser à l'esprit d'abnégation et de sacrifice au service de la patrie qui sont autant de motifs de fierté et des atouts majeurs pour affronter tous les défis internes et extérieurs et gagner les paris du présent et de l'avenir".
| MAP
Un premier reportage relate le développement de la céramique safiote, mettant en exergue l'importance de cette industrie artisanale qui fait la renommée de la région de Safi.
Une visite guidée dans une usine de production montre les différentes étapes du processus de production, ainsi que les matières et les techniques utilisées pour assurer une grande variété du produit et satisfaire le goût des consommateurs.
L'émission a permis aux hommes de la profession d'évoquer la situation du marché de la céramique safiote, les problèmes confrontés par ce secteur, malgré l'aide et le soutien du ministère de tutelle.
Le second reportage intitulé "la presse gratuite ne rime pas avec zéro dirham'', traite de ce type de publication qui compte seulement trois titres et dont la distribution nécessite des fonds importants.
''EchoEco'', premier magazine télévisé publié sur Internet au Maroc, bénéficie du partenariat de nombreux établissements de presse, dont l'Agence Maghreb Arabe Presse.
La société productrice de ce magazine ''Chrysalide Communication'' a mis en place un site web (www.echoeco.com) qui offre, en plus de l'actualité économique, un Forum de discussion et diffuse l'intégralité de l'émission. 10月13日
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La région de Doukkala-Abda veut se positionner sur la carte touristique du pays. Le Conseil régional de tourisme (CRT) vient de produire, pour la première fois, toute une littérature touristique, éditée par Précom Sarl, vantant les mérites de cette destination: un manuel professionnel et un guide touristique, tirés chacun à 5.000 exemplaires, et deux cartes touristiques des villes d’El Jadida et Safi, tirées à 20.000 exemplaires. L’option promotion de la destination Doukkala-Abda et particulièrement ses sites phares (Azemmour, El Jadida, Oualidia, Safi, Cap Beddouza, Souira Lakdima), prise par le CRT, fait déjà rêver hôteliers, restaurateurs, transporteurs et commerçants de souvenirs. La réalisation prochaine du méga-projet, Souira Lakdima, un site de plus 1.300 ha, et la fin des travaux d’aménagement de la station Haouzia consacreront définitivement la destination Doukkala-Abda.
Selon Abdellah Bakrim, premier vice-président du CRT, «la région a un autre atout, une politique qui s’inscrit dans la durée pour satisfaire la demande de plus en plus importante». La capacité d’hébergement de la région s’élève actuellement à près de 2.500 lits et «l’objectif est de la multiplier par 10 dans les cinq prochaines années», nous confie Bakrim, qui laisse entendre qu’un véritable plan de développement touristique est en cours de finalisation. Cette nouvelle démarche vient confirmer l’importance de l’engagement et de l’attention que le CRT porte à la promotion de la région tant sur la scène régionale, que provinciale et internationale. «Nous allons poursuivre nos efforts au niveau des stratégies d’investissements pour le renouvellement de nos produits dans nos plans de mise en marché ainsi que dans nos politiques en matière d’accueil», confie-t-il. Auprès du CRT, on est conscient que «la région doit tirer profit de cette fluctuation que connaît le secteur et faire en sorte qu’elle se traduise davantage par des visites additionnelles sur ses différentes destinations».
Les arrivées y sont encore faibles, mais l’évolution des nuitées est parmi les plus importantes du pays. Safi affiche un taux de 40% contre 20% pour la moyenne nationale, s’enorgueillit-on. Ici, on parle déjà d’une hausse considérable des arrivées touristiques dès l’été prochain.
Mais dans sa quête des retombées du secteur touristique, Doukkala-Abda ne devrait nullement perdre ses valeurs qui font en même temps son originalité.
Deux rendez-vous majeurs
Deux grands évènements de promotion sont prévus dans la 2e moitié du mois de décembre. «Si la vague de Safi le permet, on va accueillir le plus gros événement de surf de la région avec les meilleurs athlètes au monde du moment». Parallèlement, la ville d’El Jadida dévoilera son programme-évènement golfique, destiné à attirer une nouvelle clientèle de touristes internationaux.
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L'Economiste | 10月12日 Le temps passe. Ce mois de Ramadan vient de passer.
J’aimerais souhaiter à tous un Aïd mobarak saïd, mes meilleurs voeux de bonheur, d'amour, de paix et réussite, à vous tous, à vos familles et aussi nos soeurs et freres musulmans et non musulmans dans le monde!!
J'aimerais souhaiter à tous une belle fête en demandant à Dieu qu’Il agrée notre jeûne, nos prières, nos actions et nos engagements.
Puisse ce mois être une école pour les onze mois à venir : afin de méditer sur le sens de notre vie, la place de Dieu dans nos vies, le sens de notre consommation, la valeur de notre adoration, notre amour des pauvres et des démunis.
Puisse ce mois avoir avivé notre attention à l’Etre, aux êtres, à l’univers... une école du respect, de la générosité et de l’amour.
Que ce mois revienne à vous dans la santé et la sérénité. Que la Lumière vous garde, vous protège et vous aime. Vous, et tous ceux que vous aimez.
Bonne fête du fin du ramadan, bon 3ïd al-fitr, Aïd mobarak saïd
أعرب عن أجمل التبريكات وخالص المتمنيات وأصدق الدعوات إلى الباري تعالى بأن يتقبل منا جميعا صيامنا وقيامنا، وما تقربنا به إليه من ذكر وتلاوة للقرآن، وشتى ضروب الإحسان، وأن يعيد هذا العيد السعيد على شعوبنا العربية والإسلامية وقد تحقق لها المزيد من التقدم والرخاء.
وأعرب لكم عن أخلص التهاني وأصدق التمنيات سائلا المولى العلي القدير أن يعيد هذه المناسبة السعيدة عليكم بموفور الصحة والسعادة وعلى الشعب المغربي بمزيد من التقدم والازدهار وعلى الأمة الاسلامية باليمن والخير والبركات. 10月8日
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· 0,5m3 d’eau pour produire une tonne de phosphate
· Des économies de 8,4 millions de DH l’an
· Les argiles utiles seront aussi recyclées
Quelques semaines à peine après avoir créé sa première direction des communications et des relations externes, l’Office chérifien des phosphates (OCP) dévoile tranquillement ses secrets. Le groupe dont les activités ont longtemps laissé l’opinion publique dans le flou, quant à l’impact de ses activités sur l’environnement, veut aujourd’hui montrer patte blanche. «Nous sommes une société internationale et nous nous battons sur les marchés mondiaux. Il faut que nos politiques tout comme nos actions sur le terrain correspondent aux normes les plus contraignantes», affirme fermement El Hadi Kendili. Le directeur de Qualité, Sécurité et Environnement de l’Office en connaît long sur le chapitre: «Je suis dans le groupe depuis trente ans, et j’ai notamment dirigé le site de Safi», raconte-t-il. L’OCP, qui emploie des technologies de récupération dont certaines ne sont même pas encore brevetées, est à la page. «Nous voulons capitaliser l’expérience que nous avons acquise au fil des ans. Notre direction existe pour donner une nouvelle impulsion en matière d’environnement, qu’il s’agisse de l’extraction des phosphates, de leur transformation, ou de l’utilisation qui en est faite chez le client», soutient-il. Ainsi, le groupe applique une stricte politique de veille sur l’économie de l’eau douce, «par recyclage et récupération des eaux de lavage des unités de transformation chimique». Au total, l’OCP récupère 2,38 millions de m3 d’eau par an. Il ne faut pas s’en cacher: c’est aussi parce que protéger l’environnement rapporte gros que l’OCP a cherché à développer sa conscience écologique. Son système d’économie de l’eau lui permet, notamment, d’économiser 5,4 millions de DH chaque année. A ce montant s’ajoutent annuellement 3 millions de DH en gain sur les frais de fonctionnement. Depuis le début des années 70, l’Office utilise un système de bassins de filtration. Cette technique permettait déjà d’éviter le rejet de liquide direct. «Le principe est simple. Pour séparer les phosphates des argiles, nous ajoutons de l’eau à la terre et nous brassons. Les grains les plus gros, c’est-à-dire les phosphates, sont extraits de la solution boueuse. Une fois les phosphates retirés de la boue, nous versons celle-ci dans des débourbeurs», explique le cadre. Cette boue est en fait composée d’argiles de différentes qualités et d’eau. Par décantation, l’argile descend au fond et l’eau reste à la surface. Cette technique permet de récupérer 85% de l’eau utilisée. «A l’époque, l’argile qui restait était ensuite déchargée dans l’oued Oum Rabii», raconte Kendili. S’il assure que cette boue ne présentait aucun risque pour la santé des riverains, il admet qu’elle pouvait parfois causer des débordements, et par conséquent des soucis aux habitants. «Mais aujourd’hui, alors que nous ne déversons plus la boue à cet endroit, ces mêmes habitants se plaignent de la sécheresse de l’oued», ironise gentiment le directeur. De fait, cette boue avait tout de même le mérite d’humidifier le cours d’eau. Entre 1989 et 2000, l’OCP procédait plutôt à l’évacuation vers une digue aménagée, à 24 km du site. Mais depuis les sept dernières années, le procédé de filtration comprend une étape de plus. Les argiles qui étaient auparavant jetées dans l’oued, sont maintenant envoyées dans d’immenses bassins. Elles se déposent au fond, et servent à imperméabiliser les parois des bassins. «Nous gagnons ainsi 5% de plus d’eau», soutient Kendili. Selon les calculs de l’Office, aujourd’hui, il ne faudrait donc pas plus de 0,5m3 d’eau pour produire une tonne de phosphate. Et l’argile dans tout ça? Bien évidemment, elle est stockée dans les bassins. Mais l’avenir pourrait bien lui réserver un second sort. «Les argiles utiles peuvent servir dans la fabrication de l’acide phosphorique», explique le directeur QSE. Un projet de valorisation de ces argiles est d’ailleurs actuellement à l’étude. Il est à noter que ce processus de filtration ne peut pas être appliqué à tous les types de phosphates. «Nous n’utilisons cette technique que pour les phosphates à basse teneur», confie Kendili. Mais dans la course à «faire toujours mieux», imposée par la féroce concurrence mondiale, «il ne serait pas étonnant d’en arriver à devoir enrichir l’ensemble de notre production».
Marie-Hélène GIGUÈRE | Des gazelles en liberté… et menacées, dans l’une des plus anciennes réserves du Maroc à Sidi Chiker
Le soleil était haut, déjà, mais un vent encore tiède rappelait que l’été venait à peine de se terminer. La route semblait monotone, presque interminable, entre Chemaia et Chichaooua, dans la plaine du Haouz …Je venais d’El Jadida, et j’avais emprunté le trajet pas forcément le plus court, ou le plus confortable, la R201 et quelques embranchements supplémentaires, pour aller découvrir les fameuses gazelles Dorcas, à Sidi Chiker, dans la province de Safi. Brusquement, après quelques pics schisteux, une entrée en forme d’arche s’ouvre sur une steppe de près de 2000 hectares : La réserve de Msabih Talla . Rien de bien grandiose, en entrant…et puis, en filant au pas de chasse dans les sentiers, 20 kilomètres de pistes entre les genets, les lavandes, les pins, les eucalyptus et les acacias, nous atteignons un mirador d’où nous découvrons un paysage d’une extrême beauté dans sa simplicité : Certes, la végétation n’est pas très abondante, car il ne pleut pas souvent à Sidi Chiker. Tout juste 150mm de pluie, les bonnes années…C’est vrai aussi que, passé l’hiver où le thermomètre descend parfois à 5°C, le temps est plutôt chaud, et les étés torrides. Le mois le plus chaud peut atteindre 42°C…avec, quelques fois, un « chergui » à vous sécher la gorge et les paupières….Mais la steppe vous parait alors plus grande, avec ses arbres et ses arbustes épars. Par endroit, des fleurs, rustiques, ont déroulé leur savant tapis et battent leurs pétales à la brise légère. Les papillons viennent leur faire la cour, et disputent aux abeilles ou aux frelons et même à des oiseaux gourmands,le privilège de les embrasser. Un lézard multicolore s’étale sur pierre réchauffée…et, subrepticement, un serpent prend la fuite. Qu’on se rassure, il n’y a pas de vipères. Juste des couleuvres, des caméléons, une dizaine d’espèces de reptiles, pour rajouter aux émotions. Mais avec un peu de chance, vous verrez un cobra, Et puis, des oiseaux : une centaine de variétés nichent dans le site, des oiseaux résidants permanents, mais aussi des migrateurs et des hivernants. Parmi les plus intéressants, endémiques, rares ou menacés, on peut citer la cigogne blanche, le faucon pèlerin ou lanier, la courvite isabelle, la ganga, l’élanion blanc…et puis, des perdrix, des cailles….
Tiens, un hérisson traverse le sentier ! Il ne semble craindre personne ici. Encore ne faudrait-il pas qu’il rencontre un renard tapi on ne sait où. Quelques sangliers halètent là-bas, à l’ombre d’un arbuste… et les lièvres si prompts à déguerpir à la moindre alerte. Une quinzaine d’espèces de mammifères ont été recensées. Mais l’espèce la plus noble, la star de cette réserve, c’est la gazelle. De son vrai nom : la gazelle dorcas, caractérisée par sa rusticité et son adaptation aux milieux arides et désertiques. Elle est chez elle, ici. D’ailleurs, c’est pour elle que cette réserve a été construite. En 1952. C’est l’une des plus anciennes réserves de la faune terrestre au Maroc mise en place par les Eaux et Forêts. Et depuis 1996, elle est classée Site d’Intérêt Biologique et Ecologique ( SIBE), et donc, protégée… Les quelques dizaines de gazelles du début se sont multipliées. Il y en aurait plus de 500 actuellement. Mais un danger les guette. Un danger mortel : le braconnage. La population des douars voisins a, elle aussi, augmenté, et va s’approvisionner dans le parc même, en bois, mais aussi en viande. Souvent la nuit. Cette viande de gazelle que l’on sert dans certains restaurants huppés de grandes cités, m’a-t-on dit sous le sceau de la confidence, comme on peut la trouver à 30 ou 40 Dh le kilo, dans les boucheries des souks alentour. Sans compter la peau et la tête que l’on vend au prix fort et sans entrave chez certains bazaristes marrakchis. « Que faire contre ce fléau ? », se lamente Mohamed Radi, le chef provincial des Eaux et Forêts de Safi qui fait tout ce qu’il peut pour protéger cette enclave : « Nous avons 24 kilomètres de clôture, et deux gardes-chasse pour veiller nuit et jour sur la réserve…et cela ne découragent pas ces braconniers qui, n’aimant pas être surpris, sont même prêts à tirer, … et leurs pièges, mis en travers de la route, sectionnent les pattes de nos gazelles, mais peuvent aussi blesser gravement nos gardiens… quelques-uns de ces lascars ont été arrêtés en flagrant délit récemment, une gazelle égorgée entre leurs mains » Pourtant, tous croient à l’avenir de cette réserve. Le wali de la région Abda-Doukkala, M.Larbi Essebbari, réputé pour son efficacité, comme tous ceux concernés par le développement du tourisme écologique, pensent qu’il y a là un atout à ne pas négliger…
Et certains se mettent à espérer : En réintroduisant des espèces animales et végétales ayant disparu de la région, en aménageant les pistes et des locaux pour en faire des gîtes d’étape, on créant une animation pour des visiteurs toujours plus curieux et plus exigeants, cette réserve pourrait contribuer au développement économique de la région et participer à l’éducation du public,et des scolaires notamment , pour un plus grand respect de la nature et de l’environnement.
Une promesse ? Demain, sans doute, une réalité. Pour peu qu’on y rêve.
PAR :Michel Amengual 10月5日
Le nombre des nouveaux inscrits dans les établissements relevant de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM) au titre de l'année universitaire 2007-2008 a atteint 9.598 étudiants, a indiqué le président de cet établissement, Mohamed Merzak.
Ces nouveaux étudiants se répartissent entre les villes de Marrakech avec 7.568 inscriptions (78%), de Safi avec 1.705 inscriptions (18%), d'El Kelâa des Sraghna avec 247 inscriptions (3%) et d'Essaouira avec 78 inscriptions (1%), a-t-il précisé lors d'une rencontre avec la presse tenue jeudi dans la cité ocre.
M. Merzak a fait savoir également que le nombre total des étudiants poursuivant leurs études à l'UCAM a régressé à 36.000 après avoir annexé les Facultés des lettres et sciences humaines, des sciences et techniques (FST) et pluridisciplinaire de Béni Mellal à l'Université Sultan Moulay Slimane. Il a expliqué, dans le même contexte, que l'UCAM couvre, à travers ses douze établissements dispensant plus de 223 cursus, dont 89 à vocation professionnelle, les différentes disciplines, notamment les lettres et sciences humaines, les sciences juridiques, économiques et sociales, les sciences et techniques, le commerce et la gestion, la médecine et l'ingénierie.
Le nombre d'enseignants chercheurs exerçant au sein de l'Université Cadi Ayyad est estimé à 1.111, tandis que celui du personnel administratif s'établit à 757, a ajouté M. Merzak, soulignant que la nouvelle donne relative à la mise en œuvre de la réforme universitaire a favorisé un changement qualitatif, surtout aux plans de l'ouverture de l'université sur son environnement socio-économique et de l'intégration de nouvelles branches.
M. Merzak a rappelé que les lauréats de l'année universitaire écoulée ont été au nombre de 4.205, toutes disciplines confondues, notant que la récente création d'un nouveau pôle universitaire dans la ville d'El Kelâa des Sraghna répond aux attentes des étudiants originaires de cette région et à la nécessité d'alléger la pression sur les facultés de Marrakech, notamment celle des lettres et sciences humaines et celle des sciences juridiques, économiques et sociales.
MAP 10月4日 HAUT lieu de la céramique, la colline des potiers à Safi est un véritable musée vivant. Mais pourquoi les artisans de la ville y ont-ils élu leur activité ? C’est simple, le site est baigné de soleil toute la journée. Un soleil chaleureux qui permet de sécher les productions. On dit que c’est là qu’est né l’art de la céramique safiote. Un art qui se transmet de génération en génération. La colline est classée monument historique depuis 1924 et est aujourd’hui un site touristique incontournable. Là, les visiteurs peuvent découvrir le savoir-faire ancestral des artisans marocains et leur attachement à leur identité culturelle et artistique.
Cette cité, qui regroupe plusieurs entreprises et ateliers, est chargée d’histoire. C’est un lieu où tous les céramistes anciens et contemporains ont appris leur métier sous la direction de maîtres artisans. Certains ont marqué la mémoire de la ville comme
Mohamed Langassi, Ben Aissaoui, Ben Abdel Khaleq El Gazi, Ben Makhlouf ou encore Boujamâa Amali.
La première école de la céramique au Maroc a été créée en 1919 à Safi. Ce premier atelier fut fondé par Amali. Son objectif était la formation d’une élite de maîtres artisans et dont la mission était de transmettre le savoir-faire à travers les générations.
Rappelons qu’Amali a été le premier a apporter des touches personnelles à des formes héritées depuis l’Antiquité. Il saura en effet renouveler le décor floral ou géométrique tout en préservant l’esprit du travail traditionnel. Depuis lors, les produits de la poterie n’étaient plus seulement utilitaires mais aussi artistiques. C’était l’avènement de l’apparition de nouvelles formes, des décorations et des designs. Ce début du XXe siècle connut également l’introduction de la technique décor sous émail, des motifs berbères et des décors géométriques. La céramique métallisée de qualité a aussi fait son apparition.
Actuellement, un grand marché commercial de potiers au pied de la colline abrite plus de 80 boutiques. Plus loin, les visiteurs découvrent un deuxième marché des potiers de «Sicar».
Par ailleurs, plus de 70 petites entreprises se sont installées depuis des décennies dans une vallée sur une étendue de plusieurs hectares dans un espace naturel. Des fours à bois et des équipements traditionnels produisent en continu des tuiles de toutes variétés.
Un grand projet est à l’étude pour le réaménagement des passages vers la colline aux potiers et le marché. L’objectif est de créer un circuit touristique.
Mohamed RAMDANI
La 17e édition des semaines du film européen aura lieu, du 8 au 25 novembre prochain, dans les villes de Tanger, Rabat, Casablanca, Safi et Marrakech.
Composée de 10 films en provenance de 10 pays européens, la programmation de cette édition présentera des oeuvres primées dans les manifestations cinématographiques les plus prestigieuses, indique un communiqué de la délégation de la Commission européenne à Rabat.
Cette manifestation qualifiée comme étant un "rendez-vous incontournable des cinéphiles marocains, les Semaines du film européen n'ont cessé de défendre depuis leur création un cinéma exigeant, rare et de qualité".
Comme à l'accoutumé, cette édition proposera de découvrir des films d'auteurs reconnus, d'auteurs émergeants et d'auteurs nouveaux.
En ouverture, "A mighty heart" (Un c£ur invaincu) de Michael Winterbottom de Grande-Bretagne avec Angelina Jolie, Archie Panjabi, Will Patton (sélection officielle festival de Cannes 2007).
L'adaptation du livre de Mariane Pearl "A Mighty Heart : the Brave Life and Death of my Husband Danny Pearl" où elle rédige l'histoire de son enquête, de son kidnapping et de sa mort et, surtout, l'histoire de son propre désespoir à elle.
Le film retrace son combat de chaque instant pour comprendre l'assassinat de son mari et pouvoir enfin en faire le deuil. Neuf autres longs métrages des meilleures sélections européennes de ces deux dernières années agrémenteront cette programmation avec des court métrages du sud de la Méditerranée.
La ville du Détroit accueillera cette manifestation du 8 au 17 novembre (cinéma Rif), Rabat du 10 au 19 novembre (7e Art-exceptionnellement l'ouverture au Théâtre Mohammed V) , Casablanca du 12 au 21 novembre (Cinéma Lynx), Safi du 14 au 23 novembre (Cinéma Atlantide) et Marrakech du 16 au 25 novembre (Cinéma Colisée).
Organisées annuellement au Maroc depuis 1991, les Semaines du Film européen constituent l'un des symboles culturels les plus tangibles du partenariat euro-méditerranéen au Maroc, précise les organisateurs.
Elles sont le fruit de l'initiative commune de la Délégation de la Commission européenne ainsi que des ambassades et Instituts culturels des Etats membres, en collaboration étroite avec le ministère de la Culture, le ministère de la Communication et le Centre cinématographique marocain, ajoute le communiqué.
De la MAP 10月2日
| Les unités se fournissent plus au Sud
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· Régression des captures à cause des changements climatiques
· Les armateurs préfèrent vendre aux mareyeurs
La pêche constitue assurément une des principales ressources pour l’ensemble du Royaume et en particulier dans la province de Safi. En effet, l’activité y fait vivre un nombre important de familles qui dépendent des métiers liés à la mer. Selon l’Office national des pêches (ONP), le secteur emploie environ 50.000 personnes dans cette région. Plus précisément, la pêche occupe plus de 20.000 marins à bord des unités de pêche côtière et artisanale. Le reste est affecté aux chantiers navals, aux fabriques de glaces, dans les activités de manutention des produits de la pêche et au sein des différentes unités industrielles de traitement et de valorisation du poisson. Le secteur de l’industrie de pêche regroupe les activités de congélation et de surgélation, de la conserve, du conditionnement du poisson frais et de la fabrication de farine et d’huile de poisson. La zone industrielle qui assure de l’emploi à 8.400 personnes, essentiellement des femmes, a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de près de 760 millions DH. Les 16 unités de conservation dans la zone appartenant à 8 sociétés constituent une plate-forme régionale de valorisation et d’exportation de poisson à destination des marchés essentiellement européens. Pour la petite histoire, le quartier industriel abritait 80 unités durant les années 70. Ces dernières sont aujourd’hui en forte régression. La chambre de commerce d’industrie et des services (CCIS) de Safi vient de publier les résultats d’une étude sur le secteur. Il apparaît que l’industrie de pêche à Safi est un secteur de transformation limité. Et c’est parce qu’elle ne dispose que de trois activités principales et qui sont en l’occurrence la conserve de poisson pélagique, l’industrie de farine et d’huile de poisson et la congélation. Actuellement, les conserveries doivent faire face à plusieurs défis. Les unités ont des difficultés d’approvisionnement car le poisson a tendance à se replier vers le Sud. Autre défi, l’introduction des nouvelles normes de qualité exigeant une traçabilité au niveau de l’ensemble du processus de production. D’autre part, des usines qui n’ont pas renouvelé leurs installations sont menacées. Et des sociétés en gestion à caractère familial ne se développent pas. Ces unités gagneraient pourtant à se mettre à niveau car le marché est devenu très réglementé à cause des exigences de la communauté européenne pour l’attribution de l’agrément d’export. Ces facteurs énumérés ont entraîné la fermeture de certaines unités industrielles. Sur 80 unités de conserves autrefois opérationnelles dans le quartier industriel, il n’en reste aujourd’hui que 16 unités appartenant à 8 sociétés. D’autres contraintes sont apparues ces dernières années. Les conserveurs se plaignent notamment de l’insuffisance de la matière pélagique dans les eaux de Safi. Au cours des dernières années, le poisson a plutôt tendance à se replier vers le sud du Maroc à cause des changements climatiques. Ce qui oblige les unités de conserve à s’approvisionner à partir d’autres régions. Cette solution constitue un véritable problème pour les industriels sur les plans financier et qualité. En effet, l’approvisionnement demande des fonds importants et le transport et l’équipement frigorifique engage des coûts supplémentaires. La distance entre la source et la destination influence négativement l’état qualitatif de la matière première qui demeure une substance fragile et facilement pourrissante. Le marché du poisson est également devenu inconstant depuis la libéralisation du prix du poisson industriel, en janvier 2004. Par conséquent, les armateurs préfèrent de plus en plus vendre le poisson pélagique capturé aux mareyeurs puisque le prix qu’offrent ceux-ci est plus important que celui des conserveries.
Débarquements
Les entreprises spécialisées dans les activités liées à la pêche travaillent en sous-traitance avec des pays étrangers. Cela représente 40% de leurs commandes. Les débarquements des produits de la pêche côtière au niveau du port de Safi sont intéressants, malgré le repli du poisson vers le Sud à cause des changements climatiques. Selon les chiffres de l’Office national des pêches (ONP), 31.971 tonnes de poissons ont été pêchées en 2006, contre 21.691 tonnes en 2005. Soit une augmentation de 47,4%.
PAR :Mohamed RAMDANI
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